Confusion autour du plan de crédit carbone de l'Inde dans le budget 2026

Le budget de l'Union 2026 de l'Inde comprend une dépense de ₹20 000 crore pour un programme de crédit carbone, entraînant un débat sur son orientation vers les industries lourdes ou les agriculteurs. Les documents officiels le relient au captage, à l'utilisation et au stockage du carbone (CCUS) pour les secteurs difficiles à abattre, tandis que certains récits mettent en avant les revenus potentiels pour les agriculteurs grâce à des pratiques durables.

Le budget de l'Union 2026 de l'Inde a annoncé une dépense de ₹20 000 crore pour un programme de crédit carbone, suscitant la confusion sur son objectif. Un article d'opinion paru dans The Hindu note qu'il s'appuie sur la "feuille de route R&D pour le CCUS" du ministère de la science et de la technologie (DST), publiée en décembre 2025. Cette feuille de route cible les industries "difficiles à abattre" telles que l'électricité, l'acier, le ciment, les raffineries et les produits chimiques, où les émissions de processus sont concentrées et difficiles à éliminer par le biais des seules énergies renouvelables. L'agriculture est explicitement exclue des secteurs CCUS, car ses émissions - principalement de méthane et d'oxyde nitreux - sont diffuses et biologiques, et ne se prêtent pas à la capture de sources ponctuelles. Le document distingue le CCUS (prévention des émissions industrielles) de l'élimination du dioxyde de carbone (CDR), à laquelle l'agriculture contribue par la séquestration des sols, le biochar et l'agroforesterie. Malgré cela, les médias et les réseaux sociaux décrivent le système comme permettant aux agriculteurs d'obtenir des crédits grâce à des pratiques de régénération, le confondant ainsi avec les marchés volontaires du carbone. L'article d'opinion attribue la confusion à la formulation générale du budget "programme de crédits carbone" au milieu des discussions sur les crédits agricoles. L'analyste Arkalgud N. Ganeshamurthy, membre de l'Académie nationale des sciences agricoles, invite le gouvernement à faire la distinction entre les industries des cheminées et les efforts basés sur le sol. L'initiative CCUS est essentielle pour décarboniser l'industrie, responsable d'un quart des émissions de l'Inde, tandis que l'agriculture offre un potentiel de séquestration parallèle nécessitant une politique distincte.

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