Le ministère fédéral de l'Intérieur ne fera pas appel de la décision de la Cour administrative de Cologne selon laquelle l'AfD ne peut pas être classée pour l'instant comme groupe d'extrême droite confirmé. Le parti reste un cas suspect dans le spectre de l'extrême droite. Un jugement dans la procédure principale est encore en attente.
La Cour administrative de Cologne a statué dans une procédure accélérée que le Bureau fédéral de protection de la Constitution (BfV) ne peut pas classer l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) comme un projet d'extrême droite confirmé et l'observer en conséquence pour le moment. Cette décision de jeudi ne sera pas contestée : un porte-parole du ministère fédéral de l'Intérieur a déclaré à l'agence de presse allemande : « Aucune plainte contre la décision du tribunal administratif de Cologne dans la procédure accélérée n'est prévue. » Par conséquent, la décision accélérée devient exécutoire. L'AfD reste néanmoins classée comme un cas suspect dans le spectre de l'extrême droite. Le ministère de l'Intérieur se concentre désormais sur la procédure principale en cours, dans laquelle le BfV continuera à plaider pour la classification. Le tribunal a justifié sa décision en indiquant que, bien que des projets dirigés contre l'ordre démocratique fondamental libre soient poursuivis au sein de l'AfD, ils ne façonnent pas l'image globale du parti de manière à établir une tendance de base hostile à la Constitution. Contexte : En mai 2025, le BfV a annoncé qu'il traiterait l'ensemble du parti comme un projet extrémiste confirmé. Le rapport du service de protection constitutionnelle a identifié une conception prédominante « ethnique-ascendante » du peuple au sein de l'AfD qui dévalorise des groupes de population et viole leur dignité humaine. L'AfD a intenté un procès contre cela. La classification comme cas suspect permet toujours au BfV d'utiliser des moyens de renseignement tels que la surveillance et le déploiement d'informateurs. La décision du tribunal dans la procédure principale dépendra de preuves supplémentaires.