Le maire d'une petite commune des Côtes-d'Armor, soupçonné d'avoir dirigé un groupe sectaire, a été placé en détention provisoire jeudi. Âgé d'une vingtaine d'années, il est accusé d'exiger une dévotion totale de certaines femmes et d'avoir contraint des actes sexuels. L'affaire a débuté par une plainte en 2022 dans la Mayenne.
Le procureur de Toulon, Raphaël Balland, a annoncé que le maire, récemment élu lors des municipales de mars dans une petite commune des Côtes-d'Armor, a été placé en détention provisoire jeudi. Âgé d'une vingtaine d'années, il est soupçonné d'avoir «dirigé un groupe sectaire». Selon Ouest France, il s'agirait du maire de Tréogan.
L'affaire a émergé en 2022 lorsqu'une étudiante de 21 ans a porté plainte dans la Mayenne. Elle accusait un homme de la menacer de mort si elle quittait un groupe de discussions sur un réseau social, présenté comme un espace pour «personnes à haut potentiel intellectuel». Le parquet de Toulon décrit ce groupe comme structuré hiérarchiquement, promettant d'atteindre le «cinquième palier d'instruction ultime» via l'enseignement du leader, qui aurait exigé de certaines femmes une «dévotion totale», en le reconnaissant comme «l'absolu» et le «divin».
Les enquêteurs ont identifié cinq autres jeunes femmes potentiellement victimes, dont une mineure de 17 ans à l'époque. Deux d'entre elles ont refusé de déposer plainte. Le mis en cause aurait exercé un contrôle intrusif sur leur vie intime et exigé des contributions financières, de quelques centaines à près de 30.000 euros pour l'une. L'une affirme avoir subi «des actes sexuels sous la contrainte» et des violences psychologiques.
Présenté à un juge des libertés et de la détention à Saint-Brieuc jeudi, il attendra d'être présenté au magistrat instructeur de Toulon pour d'éventuelles mises en examen et une décision sur sa détention.