Le groupe d'ultradroite Bloc montpelliérain de Montpellier a été dissous mercredi 4 mars par le conseil des ministres pour appels à la violence, à la haine et à la discrimination. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annoncé cette mesure à l'issue de la réunion. D'autres dissolutions de groupuscules violents sont prévues dans les prochains jours.
Le conseil des ministres a prononcé la dissolution du groupe d'ultradroite Bloc montpelliérain, basé à Montpellier, en raison d'« appels à la violence, à la haine et à la discrimination », selon l'annonce de la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Cette décision intervient dans un contexte de lutte contre les groupuscules extrémistes, après le lancement d'une procédure par le ministère de l'Intérieur il y a plusieurs mois, avant la mort de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite radical frappé à mort à Lyon le 14 février.
Mme Bregeon a ajouté que « trois autres dissolutions de groupuscules violents d'ultragauche comme d'ultradroite feront suite ». Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur a initié le processus pour dissoudre cinq émanations locales de la Jeune Garde, un mouvement d'ultragauche dissous en juin 2025 et fondé en 2018 à Lyon par le député de La France insoumise Raphaël Arnault.
Parmi les groupes actuellement visés figurent également le groupe d'ultradroite Patria albiges, basé à Albi, et un groupuscule d'ultragauche. Sept personnes âgées de 20 à 26 ans ont été mises en examen suite à la mort de Quentin Deranque ; elles sont connues comme d'anciens membres ou proches de la Jeune Garde, dont deux étaient collaborateurs du député Arnault.
Depuis 2017, 49 groupes ont été dissous par décret en conseil des ministres, dont récemment la Jeune Garde et Lyon populaire. Certains, comme Les Soulèvements de la Terre, ont cependant remporté des recours devant le Conseil d'État.