Le tribunal des relations du travail et de l'emploi a ordonné aux agences étatiques d'appliquer plus strictement les contrats de travail étrangers et d'exiger des agences de recrutement qu'elles versent une caution pour les travailleurs migrants kényans au Moyen-Orient.
La décision, rendue le vendredi 3 juillet, a conclu que le gouvernement n'avait pas réussi à protéger les travailleurs confrontés à l'esclavage moderne, au trafic d'êtres humains, à la violence, au viol et à la mort. Les juges ont déclaré que les travailleurs migrants "étaient exposés à des violations de leurs droits fondamentaux contre les traitements cruels, inhumains et dégradants, la torture, l'esclavage et la servitude, ainsi qu'au droit à la dignité et à la vie".
Le tribunal a déclaré que les victimes "avaient et ont droit à une protection efficace de la part de l'État" et que le gouvernement a "failli, négligé et abdiqué" ses responsabilités. Il a ordonné au ministère du Travail et au ministère des Affaires étrangères de faire appliquer les lois existantes, y compris l'exigence de caution.
On estime que 400 000 à 500 000 Kényans travaillent au Moyen-Orient, dont 310 000 rien qu'en Arabie saoudite. Des groupes de défense des droits ont recensé au moins 274 décès de Kényans en Arabie saoudite au cours des cinq dernières années.