Le député Nicolas Metzdorf mobilise les élus macronistes contre l'accord de Bougival

Le député non indépendantiste Nicolas Metzdorf, affilié à Renaissance, exprime sa frustration face aux atermoiements sur l'accord de Bougival concernant l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Il a invité dix députés du parti à Nouméa pour consolider leur soutien, à une semaine de la reprise des discussions. Cette fronde interne au bloc central complique les relations avec le président Emmanuel Macron.

Nicolas Metzdorf, député de la Nouvelle-Calédonie affilié au groupe Renaissance mais figure de la droite radicale à Nouméa, mène une fronde contre les tergiversations autour de l'accord de Bougival signé le 12 juillet 2025. Cet accord, visant à définir l'avenir de l'archipel, suscite l'opposition des indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui ont accueilli froidement l'invitation à l'Élysée prévue le 16 janvier.

Les relations entre Metzdorf et le président Emmanuel Macron se sont tendues en juillet dernier, lorsque ce dernier a proposé un référendum sur l'indépendance-association dans quinze ans. « Avec le président de la République, les relations se sont refroidies en juillet, lorsqu’il a proposé un référendum sur l’indépendance-association dans quinze ans. Ça, ça ne passe pas. On n’est plus alignés, contrairement à ce qui se passe avec mon groupe », explique Metzdorf.

La ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, est également visée par ses critiques. Elle a annoncé l'abandon de la « consultation anticipée » des Néo-Calédoniens, censée relancer l'accord sur un calendrier viable, sans en informer Metzdorf au préalable. « On en a marre des reniements permanents », s'agace l'élu, qui regrette un « amour trahi pour la France » auprès d'un public local acquis à sa cause.

Cette mobilisation, incluant l'invitation de dix députés Renaissance à Nouméa, vise à assurer leur appui avant la reprise des négociations. Elle met en lumière des divisions au sein du bloc central, forçant Macron à naviguer entre pressions indépendantistes et dissensions internes.

Articles connexes

French National Assembly deputies voting on RN resolution to denounce 1968 France-Algeria agreement, showing narrow approval and political divisions.
Image générée par IA

Assemblée adopte résolution RN pour dénoncer accord franco-algérien de 1968

Rapporté par l'IA Image générée par IA

L'Assemblée nationale a adopté jeudi, à une voix près, une résolution du Rassemblement national visant à dénoncer l'accord franco-algérien de 1968, qui accorde un régime migratoire favorable aux Algériens. Pour la première fois, un texte du RN est approuvé par les députés, avec le soutien de la droite et d'Horizons, malgré l'opposition du gouvernement et de la gauche.

Le gouvernement français renonce pour l'instant à adopter un projet de loi prévoyant une consultation anticipée des Néo-Calédoniens sur l'accord de Bougival. Cette décision intervient alors que l'initiative était fortement contestée par diverses forces politiques. Emmanuel Macron prévoit de réunir les acteurs du territoire à Paris mi-janvier 2026.

Rapporté par l'IA

Le président Emmanuel Macron a annoncé une réunion avec les élus de Nouvelle-Calédonie le 16 janvier pour poursuivre le dialogue sur l'avenir du territoire et clarifier l'accord de Bougival. Cette initiative intervient dans un contexte de fragilité du calendrier lié à cet accord signé en juillet. Elle vise à relancer les discussions après les violences de 2024 et les divisions politiques actuelles.

À Rognac, dans les Bouches-du-Rhône, la prise de pouvoir du Rassemblement national fin novembre 2024 suscite des critiques après seize mois. Cinq adjoints ont démissionné le 4 février, dénonçant un manque de concertation et des dérives démocratiques. Des plaintes pour harcèlement et licenciements mettent en cause la 'méthode' promise exemplaire du parti.

Rapporté par l'IA

Face à deux motions de censure déposées par le RN et LFI sur l'accord Mercosur, le gouvernement de Sébastien Lecornu agite le spectre d'une dissolution de l'Assemblée nationale, potentiellement couplée aux municipales de mars. Cette menace vise à faire pression sur les oppositions, notamment PS et LR, alors que le budget 2026 reste en débat. Des figures comme François Hollande et Michel Barnier critiquent cette stratégie, plaidant pour des compromis et le recours au 49.3.

Emmanuel Macron a tendu un piège à Laurent Wauquiez pendant le remaniement menant à la formation du second gouvernement Lecornu. Ce gouvernement, dévoilé dimanche soir, compte 34 ministres issus de la société civile et de personnalités politiques aux ambitions modérées. Cette manœuvre s'inscrit dans une crise politique plus large, marquée par des divisions au sein des Républicains et un sondage révélant honte et colère chez les Français.

Rapporté par l'IA

Les relations entre l'ancien président Nicolas Sarkozy et le Rassemblement national (RN) semblent s'améliorer, comme en témoigne l'intérêt de Sébastien Chenu pour une séance de dédicace du livre de Sarkozy. Ce rapprochement pourrait éroder les barrières traditionnelles chez les électeurs de droite. Cependant, le RN vise toujours à supplanter Les Républicains.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser