Le président Emmanuel Macron a annoncé lundi 19 janvier 2026 un accord « Elysée-Oudinot » conclu entre l’État et plusieurs formations politiques calédoniennes, sans la participation du FLNKS. Ce document complète l’accord de Bougival du 12 juillet 2025 sans modifier ses aspects institutionnels, mais en consacrant un soutien financier de l’État au territoire. Les négociations, lancées le 16 janvier, se sont intensifiées tout le week-end pour aboutir avant le départ de Macron pour Davos.
Les négociations sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ont connu un dénouement lundi 19 janvier 2026, lorsque Emmanuel Macron a pu annoncer un nouvel accord avant de quitter Paris pour le Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Lancées le vendredi 16 janvier à l’Élysée, ces discussions visaient à clarifier et compléter l’accord signé le 12 juillet 2025 à Bougival (Yvelines), entre l’État, les indépendantistes et les non-indépendantistes. Cet accord de Bougival prévoyait la création d’un État de la Nouvelle-Calédonie inscrit dans la Constitution française, avec des compétences à organiser ultérieurement par une loi fondamentale et une loi organique.
Cependant, cet arrangement avait été rejeté par le Front de libération kanak et socialiste (FLNKS), principal parti indépendantiste. Les pourparlers du week-end, supervisés par le directeur de cabinet du président, n’ont pas apporté de changements institutionnels significatifs. Au lieu de cela, l’accord « Elysée-Oudinot » – nommé en référence à l’Élysée et au ministère des Outre-mer, rue Oudinot – se concentre sur des engagements financiers de l’État envers le territoire.
Cosigné par la droite non indépendantiste (Rassemblement-Les Républicains et Loyalistes), les centristes de Calédonie ensemble et de l’Éveil Océanien, ainsi que les indépendantistes modérés de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), le document réaffirme le soutien à l’accord de Bougival. « Les partenaires ont réaffirmé leur soutien à l’accord qui constitue la seule perspective crédible et viable pour sortir la Nouvelle-Calédonie de l’impasse », indique le texte. Macron avait déclaré vendredi : « L’objectif n’est pas de repartir de zéro. Bougival est notre domaine de vol. Nous continuons à écrire l’histoire. »
Ce compromis, conclu sans le FLNKS, pourrait marquer une étape vers la stabilisation politique du « Caillou », bien que des tensions persistent avec les indépendantistes radicaux.