Le gouvernement français renonce pour l'instant à adopter un projet de loi prévoyant une consultation anticipée des Néo-Calédoniens sur l'accord de Bougival. Cette décision intervient alors que l'initiative était fortement contestée par diverses forces politiques. Emmanuel Macron prévoit de réunir les acteurs du territoire à Paris mi-janvier 2026.
Le conseil des ministres du 17 décembre ne retiendra pas, comme initialement prévu, le projet de loi organisant une consultation anticipée des Néo-Calédoniens. Ce scrutin devait se tenir le 15 mars 2026 pour recueillir l'avis sur « l'accord de Bougival », un texte signé en juillet entre l'État, les indépendantistes et les non-indépendantistes. Cet accord visait à créer un État de la Nouvelle-Calédonie au sein de la Constitution française.
Cependant, le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a rejeté ce projet, et la majorité des signataires estime qu'il nécessite des amendements pour aboutir à un consensus. La ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, avait défendu cette consultation comme un moyen de consolider un compromis obtenu dans la douleur. Malgré cela, l'initiative a suscité des critiques unanimes et peinait à rallier une majorité parlementaire.
Les socialistes à l'Assemblée nationale et les centristes au Sénat ont notamment exprimé leur opposition, fragilisant le texte. Parallèlement, le président du FLNKS est arrivé à Paris avec une délégation indépendantiste pour persuader les parlementaires de renoncer à l'accord de Bougival. Emmanuel Macron devrait organiser une nouvelle réunion des forces politiques néo-calédoniennes à Paris à la mi-janvier 2026, dans l'espoir de relancer le dialogue.