La porte-parole de Donald Trump a déclaré que le président américain examine diverses options pour acquérir le Groenland, y compris le recours à l'armée, en le qualifiant de priorité pour la sécurité nationale. Cette annonce a suscité l'inquiétude en Europe, où Emmanuel Macron et d'autres leaders affirment que les États-Unis ne violeront pas la souveraineté danoise. Le Danemark et ses alliés européens ont réaffirmé leur soutien à l'intégrité territoriale de l'île arctique.
Donald Trump, président des États-Unis, a réaffirmé son intérêt pour le Groenland, un territoire autonome du Danemark, en le présentant comme essentiel pour contrer les influences chinoise et russe dans l'Arctique. Le 4 janvier 2026, à bord de l'Air Force One, il a critiqué les capacités de défense danoises, affirmant : « Vous savez ce que les Danois ont fait récemment pour renforcer la sécurité au Groenland ? Ils ont ajouté un traîneau à chiens. » Sa porte-parole a précisé le 6 janvier que Trump étudie « plusieurs options » pour acquérir l'île, y compris « utiliser l'armée », car cela est « vital pour tenir en respect nos adversaires dans la région arctique ».
Cette déclaration a provoqué une vive réaction en Europe. Emmanuel Macron, président français, a déclaré ne pas imaginer les États-Unis « violer la souveraineté danoise ». Une déclaration commune de plusieurs pays européens, publiée le mardi 6 janvier, apporte un soutien ferme au Danemark. La première ministre danoise Mette Frederiksen a averti qu'une attaque américaine contre un allié de l'Otan signifierait « la fin de tout », y compris l'ordre de sécurité mondial post-Seconde Guerre mondiale. Le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen a contesté les allégations de Trump sur la présence chinoise au Groenland, insistant : « Nous veillons sur le royaume. » Le Danemark a investi 90 milliards de couronnes (1,2 milliard d'euros) dans la sécurité arctique ces douze derniers mois.
Parmi les options envisagées par Trump figurent l'achat du territoire ou un pacte de libre association, selon un responsable américain anonyme cité par Reuters. Le Groenland, avec ses 57 000 habitants et ses gisements de minéraux cruciaux pour la haute technologie et l'armée, reste inexploité en raison de défis infrastructurels. Le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a appelé au calme le 5 janvier, affirmant que « personne n’est prêt à se battre contre les États-Unis » et que l'Otan serait paralysée en cas d'attaque. François Hollande, ancien président français, a confirmé que cela marquerait « la fin de l’Alliance atlantique ».
Nuuk et Copenhague ont sollicité une rencontre avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio pour dissiper les malentendus. Malgré les objections des dirigeants de l'Otan, Trump reste impatient de conclure un accord avantageux.