Le gouvernement a entamé vendredi la procédure pour permettre à deux juges proches de l'âge de 75 ans de rester en fonction, dont Víctor Arturo Pesino, qui a validé la réforme du travail. Pesino a signé, aux côtés de María Dora González, la décision levant une mesure conservatoire contre la loi. La CGT a critiqué cette décision et prévoit de faire appel.
Le gouvernement a publié vendredi au Journal officiel la demande de Víctor Arturo Pesino, magistrat de la VIIIe chambre du tribunal du travail, et de Leopoldo Rago Gallo, chef du tribunal fédéral 2 de San Juan, visant à prolonger leur mandat au-delà de 75 ans. Pesino s'est joint jeudi à la décision annulant la mesure conservatoire émise par le juge Raúl Ojeda, permettant ainsi l'application de plus de 80 articles de la loi de modernisation du travail.
La chambre nationale d'appel du travail a ainsi validé la réforme soutenue par le gouvernement. La CGT a réagi vivement : « La VIIIe chambre a clairement pris parti contre le travailleur », a-t-elle déclaré dans un communiqué, accusant Pesino et González de s'écarter de la doctrine de la Cour suprême de justice de la Nation, qui privilégie la protection des travailleurs.
Le syndicat a annoncé qu'il ferait appel de la décision et envisage de signaler les juges au Conseil de la magistrature pour faute professionnelle. « Les travailleurs sont des sujets faisant l'objet d'une attention constitutionnelle préférentielle », ont-ils affirmé. Ils ont également appelé à manifester le jeudi 30 avril, à la veille de la fête du Travail.
La procédure ouvre un délai de cinq jours ouvrables pour le dépôt d'aval ou d'objections motivées. Parallèlement, le gouvernement a déposé un recours par saltum auprès de la Cour suprême pour lever la suspension initiale de la réforme, bien que la Cour ne se soit pas encore prononcée.