Le gouvernement de José Antonio Kast a retiré de la Contraloría General du Chili l'approbation du décret n° 10 modifiant le règlement de la Ley Karin sur les enquêtes concernant le harcèlement sexuel, le harcèlement au travail et la violence au travail. La mesure, soumise quelques jours avant la passation de pouvoir par l'administration de Gabriel Boric, vise à réexaminer sa mise en œuvre en raison d'observations techniques. Le sous-secrétaire au Travail, Gustavo Rosende, a déclaré que la loi reste pleinement en vigueur et qu'aucune obligation n'est affaiblie.
Vendredi dernier, le ministère du Travail et de la Prévoyance sociale a retiré le décret n° 10 de la Contraloría General, préparé par le sous-secrétariat au Travail sous le gouvernement de Gabriel Boric. L'initiative fait suite au suivi de la première année de la Ley Karin, promulguée il y a deux ans, qui a mis en évidence des tensions liées au volume élevé de plaintes dans les procédures institutionnelles. Le sous-secrétaire au Travail, Gustavo Rosende, a déclaré à La Tercera : « La loi reste pleinement en vigueur et aucune obligation n'est affaiblie. Ce que nous faisons, c'est réexaminer un décret soumis dans les derniers jours du gouvernement précédent pour garantir un nouveau règlement qui soit mis en œuvre efficacement et qui protège réellement les personnes ». Cette décision a suscité des réactions mitigées au Congrès. Le député Héctor Ulloa (PPD-Independientes) a soutenu l'examen mais a averti : « Ils ne permettront pas de modifications du règlement qui affaibliraient la protection des victimes », et a demandé des explications à la Commission du travail. La députée Ana María Gazmuri a critiqué sur X : « Ce n'est pas un ajustement technique : cela affaiblit la protection des victimes. Inacceptable ». Les députés de la coalition gouvernementale ont soutenu l'action. Erich Grohs (PNL) a qualifié cela de « signe de responsabilité » pour garantir la sécurité juridique. Ximena Ossandón (RN), co-auteure de la loi, a noté des aspects nécessitant des ajustements pour une meilleure efficacité et a exhorté à éviter les polémiques. Constanza Hube (UDI) et Mario Olavarría (UDI) ont convenu qu'il est logique de réexaminer les règlements hérités, bien qu'Olavarría ait noté des préoccupations concernant le manque d'informations préalables.