La salle IV de la Chambre d'appel du contentieux administratif fédéral d'Argentine a statué que le recours constitutionnel de la Confédération générale du travail (CGT) contre la loi 27.802 sur la réforme du travail relève de la juridiction administrative et non des tribunaux du travail. Les juges Rogelio Vicenti et Marcelo Duffy se sont rangés du côté du gouvernement national, infligeant un revers aux efforts de la confédération syndicale pour bloquer la réforme, contestée pour la première fois en mars.
La salle IV de la Chambre d'appel du contentieux administratif fédéral d'Argentine, composée des juges Rogelio Vicenti et Marcelo Duffy, a statué que le procès intenté par la CGT contre la loi 27.802 sur la réforme du travail — promulguée en mars et initialement contestée via une injonction devant le tribunal administratif fédéral — relève exclusivement de la juridiction administrative. Le gouvernement, représenté par la Procuración del Tesoro sous la direction de Sebastián Amerio, avait soutenu que les tribunaux du travail n'étaient pas compétents pour les litiges impliquant des résolutions exécutives. Les juges ont critiqué le juge du travail Mario Ojeda pour sa gestion "irrégulière", notant qu'il n'avait pas correctement notifié le rejet d'une demande d'inhibition et qu'il avait indûment transmis le dossier à la Chambre du travail. Ils ont rejeté l'avis du procureur Rodrigo Cuesta visant à maintenir l'affaire dans la juridiction du travail. La cour a souligné que la loi 27.802 implique des questions fédérales, notamment le financement du Fonds d'assistance au travail et les compétences du Congrès, impactant l'État en tant qu'employeur. Cette décision fait suite à celle rendue la semaine dernière par la Chambre du travail visant à rétablir pleinement la réforme, qui avait été suspendue à la demande de la CGT, marquant une série de revers judiciaires pour les syndicats.