Hayley Williams a dévoilé son troisième album solo, Ego Death At a Bachelorette Party, le 28 août, compilant 17 singles précédemment publiés en un album complet de 18 pistes sous son nouveau label Post Atlantic. L'album marque une direction audacieuse et indépendante pour la chanteuse de Paramore, libérée de son contrat de longue date avec Atlantic Records. Produit par Daniel James, il explore les thèmes de la récupération, des relations et des lourdeurs de l'industrie à travers des sons alt-pop.
Hayley Williams, la chanteuse de Paramore, a fait ses débuts solo en 2020 avec Petals For Armor, produit par Daniel James, au milieu d'un contrat difficile avec Atlantic Records et des débuts de la pandémie de COVID-19. Une suite, Flowers For Vases / Descansos, est arrivée peu après, mais a été éclipsée par This Is Why de Paramore, qui a valu au groupe deux Grammy Awards, dont celui du meilleur album rock, en 2024. Désormais, avec Paramore en pause de tournée pour célébrer le 20e anniversaire de leur premier album All We Know Is Falling, Williams se concentre sur son travail solo sans entraves.
Le 5 août, elle a publié 17 singles en coordination avec sa marque de colorations capillaires Good Dye Young, incluant une teinture marigold en édition limitée nommée Ego. Les fans avaient initialement surnommé la collection Ego, mais elle est devenue l'album officiel Ego Death At a Bachelorette Party, ajoutant le titre inédit Parachute. Signée chez Atlantic en solo à 14 ans en 2003, Williams a résisté à leur vision de chanteuse pop pour former Paramore. Vingt-deux ans plus tard, elle affirme son indépendance avec Post Atlantic, évacuant ses frustrations contractuelles dans des chansons comme Ice In My OJ, où elle hurle : « I’m in a band! I’m in a band ! ».
L'album mélange alt-pop et styles variés, des guitares distordues dans Mirtazapine —rendant hommage aux antidépresseurs avec des lignes comme « you make me eat, you make me sleep » et « Who am I without you now ? »— au sensuel Zissou et une pique à Morgan Wallen dans le titre principal : « I’m the biggest star at this racist country singer’s bar. » Discovery Channel reprend The Bad Touch de Bloodhound Gang, avec des paroles crues : « Barbaric bliss, teeth gnash when we kiss / No wound to lick, ’cause the hurt is hidden » et des réflexions sur Atlantic : « Twenty-something years ago, we started playing a little game » et « I can’t heal, you keep ripping me open. »
Blood Bros. sert de suite mûrie à The Only Exception de Paramore, avec des lignes poétiques comme « ’till we’re just two fishes flipping on dry land » et « Filled to the brim, pour a little out each day / ’Till it’s not quite empty, and we swim just above the drain. » Les temps forts incluent l'extatique Whim (« I want to be in love, to believe in us, sans sabotage ») et la franche Glum, où Williams s'interroge sur le vieillissement : « On my way to 37 years, I do not know if I’ll ever know what in the living fuck I’m doing here. Does anyone know if this is normal? I wonder. » Parachute conclut avec un tube synth-pop accrocheur : « I thought you were gonna catch me, I never stopped falling for you. »
Cette sortie non conventionnelle —lancement de tous les titres d'un coup avec une promotion minimale, accessible numériquement mais au feeling grassroots— met en lumière l'approche innovante de Williams face aux défis de l'industrie comme les faibles royalties de streaming.