L'Enquête économique de l'Inde 2025-26, déposée au Parlement le 30 janvier 2026, prévoit une croissance robuste du PIB au milieu d'incertitudes mondiales et recommande des réformes clés pour une résilience stratégique. Elle met l'accent sur la relance de la fabrication, des restrictions numériques et des remaniements politiques pour renforcer la stabilité économique. Le Premier ministre Narendra Modi l'a saluée comme une feuille de route pour un développement inclusif.
L'Enquête économique 2025-26, présentée par la ministre des Finances Nirmala Sitharaman à la Lok Sabha, souligne la croissance de l'économie indienne de 7,4 % pour l'exercice 26, surpassant les pairs mondiaux malgré les perturbations commerciales dues aux tarifs douaniers américains sous le président Trump. Elle prévoit une croissance de 6,8-7,2 % pour l'exercice 27, portant le taux de croissance potentiel à 7 % contre 6,5 % il y a trois ans. Le conseiller économique en chef V. Anantha Nageswaran a mis en avant le retour de la 'diplomatie économique', où les nations utilisent des outils commerciaux comme les contrôles d'exportation et les tarifs pour des objectifs géopolitiques, citant les restrictions américaines sur les semi-conducteurs vers la Chine et les restrictions chinoises sur les terres rares affectant le secteur automobile indien. L'enquête met en garde contre les vulnérabilités des chaînes de valeur mondiales au milieu de l'ultranationalisme et du scepticisme envers le libre-échange, exhortant l'Inde à cultiver une 'indispensabilité stratégique' par des rôles critiques dans les chaînes d'approvisionnement. Pour stimuler la fabrication, elle propose une 'Stratégie nationale de réduction des coûts d'intrants' via la dérégulation, notant que les services seuls ne peuvent soutenir la croissance et plaidant pour les exportations de biens pour la stabilité de la sécurité nationale. Elle appelle à réduire les parts de l'État dans les PSU cotées à 26 % pour une désinvestissement plus profond, corriger les structures de droits inversés et des ordres de contrôle qualité pragmatiques pour améliorer la compétitivité. Sur l'emploi rural, l'enquête loue les avancées de MGNREGS mais acclame la loi VB-G RAM G 2025 comme un 'changement décisif', remplaçant la loi de 2005 pour s'aligner sur les objectifs de Viksit Bharat 2047, incluant infrastructure et résilience climatique. Traité de l'addiction numérique, elle recommande la vérification d'âge sur les réseaux sociaux et des hubs jeunesse hors ligne, liant l'usage compulsif à des pertes de productivité dans un pays comptant 970 millions d'utilisateurs internet. Elle suggère aussi de réexaminer la loi RTI pour exempter les processus délibératifs, évitant qu'elle devienne une 'fin en soi'. Le Premier ministre Modi a décrit l'enquête comme un 'tableau complet du Train des Réformes de l'Inde', axé sur les agriculteurs, les TPE/PME et l'emploi des jeunes. Les critiques notent cependant son langage archaïque et l'absence d'analyse des échecs politiques, comme les PLI sous-performants et les programmes de stages.