L'Institut national de la propriété industrielle (INPI) du Brésil a fait droit à la demande de déchéance déposée par ASC Brands à l'encontre de Mondelez, privant ainsi l'entreprise des marques de chewing-gums Ploc et Ping Pong en raison de leur non-utilisation pendant plus de cinq ans. La décision a rejeté les moyens de défense de Mondelez pour deux des 15 demandes déposées. ASC prévoit de relancer les produits.
L'INPI brésilien a fait droit à la demande de déchéance déposée par ASC Brands & Entertainment Marcas, Consultoria e Produtos Ltda concernant 15 marques liées aux chewing-gums Ploc et Ping Pong, jusqu'alors détenues par Mondelez. Selon la loi brésilienne sur la propriété intellectuelle, les marques tombent en déchéance si elles ne sont pas utilisées pendant cinq années ininterrompues après leur enregistrement ou si leur usage est suspendu pendant une durée équivalente.
Mondelez, par l'intermédiaire de sa filiale Intercontinental Great Brands, n'a défendu que deux marques, mais l'INPI a rejeté ces deux recours. Dans sa défense, l'entreprise a soutenu qu'ASC abusait de ses droits, affirmant que la société cherchait à "récolter là où elle n'a pas semé et à moissonner les fruits des plantations et des investissements d'autrui". Mondelez a reconnu que les dernières ventes dataient de 2015 et a évoqué un "projet sérieux de relance".
ASC a interprété cet aveu comme une reconnaissance de culpabilité, soulignant 11 années de non-utilisation. L'entreprise est en discussion avec des partenaires pour la relance des produits. Ping Pong, lancé par Kibon en 1945, était le premier chewing-gum du Brésil, célèbre pour ses autocollants thématiques. Ploc, issu de Q-Refres-Ko en 1968, a connu un essor considérable entre les années 1970 et 1990 grâce à ses objets de collection.
La rubrique Painel S.A. du journal Folha a contacté Mondelez à trois reprises mardi (le 7), mais n'a reçu aucune réponse concernant d'éventuels plans de recours contre cette décision.