Une semaine après les frappes de missiles américains sur l’Iran, la Fédération iranienne de football étudie un retrait de la Coupe du monde FIFA 2026 dans un contexte de tensions accrues, au risque d’encourir des pénalités financières et d’être remplacée par une autre équipe asiatique. La FIFA continue de surveiller la situation pour un tournoi sûr.
Suite à l’annonce par le président américain Donald Trump de frappes de missiles sur l’Iran le 28 février 2026 — qui a incité la FIFA à surveiller les développements pour la Coupe du monde 2026 —, le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a indiqué que le pays ne voit plus la participation avec espoir en raison de la « sauvagerie » de l’attaque. Aucun retrait formel n’a été déposé, mais les options incluent un retrait de l’Iran ou une interdiction d’entrée par les États-Unis. Trump a déclaré : « Je m’en fiche vraiment [si l’Iran joue]. Je pense que l’Iran est un pays très durement vaincu. Ils tournent avec les dernières réserves. » Le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, a réitéré la surveillance pour un événement sûr « avec la participation de tout le monde ». L’Iran, tiré au sort dans le groupe G le 5 décembre 2025 à Washington, DC — où des problèmes de visa ont écarté cinq membres de la délégation dont Taj —, affrontera des matches au SoFi Stadium de Los Angeles et au Lumen Field de Seattle. Trump a reçu le prix FIFA de la Paix lors du tirage au sort des mains du président Gianni Infantino. Un retrait plus de 30 jours avant le tournoi de juin entraîne au moins 250 000 francs suisses d’amendes, montant à 500 000 ensuite, plus la perte de 10,5 millions de dollars de fonds et une exclusion potentielle des qualifications pour 2030. La FIFA dispose d’une discrétion selon l’article 6.7. Le remplaçant de l’Asie pourrait être l’Irak (via les barrages intercontinentaux du 31 mars) ou les Émirats arabes unis si l’Irak se qualifie indépendamment, les décisions étant possibles début avril.