Dans le roman Nguu za Jadi de Profesa Clara Momanyi, la technique de l'ironie met en lumière des événements contraires aux attentes. Un exemple clé est Mtemi Lesulia affirmant qu'il ne voulait pas remporter l'élection malgré l'utilisation de nombreuses ressources. Cette analyse souligne son importance pour renforcer les thèmes du roman.
Le roman Nguu za Jadi utilise l'ironie comme technique stylistique clé. L'ironie est décrite comme un événement contraire aux attentes du lecteur. Le premier exemple est la scène où Mtemi Lesulia s'adresse à ses partisans après avoir perdu l'élection. Il a dit : « Nimechoka ati. Ndio maana sikutaka kushinda. Mnajua kazi ya mtemi ina kadhia nyingi… » Cela s'est passé chez lui, où il s'était enfermé dans sa chambre pendant deux jours, boudeur et maudissant tout le monde, refusant les condoléances des partisans parvenus jusqu'à lui pour le réconforter après sa défaite électorale (p. 177). nnL'analyse met en évidence l'ironie dans divers éléments du roman. Par exemple, Mangwasha prie pour que son mari parte, mais l'idée se retourne contre elle et le rapproche. Cela montre son amour sincère et son caractère. De plus, chaque malheur dans le pays de Matuo est attribué aux Waketwa, ce qui est une injustice (p. 6). L'éducation de la jeunesse est sous-évaluée en raison du tribalisme sous la direction de Lesulia (p. 43), et les Wakule sont embauchés dans des professions inadaptées sur des bases tribales (p. 44).nnDe plus, Lesulia manque de confiance en lui, ce qui conduit à la discrimination contre les Waketwa (p. 44). Les parents négligent les intérêts de leurs enfants, et certains détruisent les récoltes (p. 47). Les soldats exécutent les ordres sans tenir compte de la sécurité (imprudence). Lesulia expulse les Waketwa de Matango (p. 96), et le juge qui préside à leurs droits est révoqué. Mrima considère l'humanité comme sans importance (p. 107), et Sagilu entretient des relations avec Cheiya au détriment de son fils (p. 121). La collaboration entre Sagilu et Mrima est ironique au vu de leur inimitié antérieure. Chifu Mshabaha demande de l'aide financière à Mangwasha (p. 154), et Lesulia prétend qu'il ne voulait pas gagner malgré l'utilisation de ressources publiques (p. 177).nnCes points illustrent la manière dont l'ironie contribue à dépeindre l'injustice, le tribalisme, l'égoïsme et l'importance de la bienveillance dans le roman.