Merriam-Webster a sélectionné 'slop' comme son Mot de l'année 2025, reflétant la vague de contenu de faible qualité généré par IA qui inonde internet. Le terme décrit la production numérique générée en grande quantité par intelligence artificielle, capturant la frustration culturelle face au désordre en ligne. Ce choix met en lumière une année dominée par l'impact de l'IA générative sur les médias et le discours.
Le 15 décembre 2025, Merriam-Webster a annoncé 'slop' comme son Mot de l'année, un terme qui a gagné du terrain au milieu de la prolifération de contenu numérique propulsé par l'IA. Désignant à l'origine de la boue molle au 1700 et des déchets alimentaires ou ordures au 1800, 'slop' désigne désormais spécifiquement « contenu numérique de faible qualité produit généralement en grande quantité au moyen d'intelligence artificielle », selon les éditeurs du dictionnaire.
Les exemples pullulent dans le paysage en ligne de 2025, incluant des vidéos absurdes, des publicités glitchées, des fausses nouvelles presque convaincantes, des livres écrits par IA mal ficelés, et même du contenu d'animaux parlants. Des marques de luxe comme Valentino n'y ont pas échappé, intégrant de tels éléments dans leur marketing. L'annonce de Merriam-Webster a ironisé : « Comme la glaire, la boue et la vase, slop a le son humide de quelque chose qu'on ne veut pas toucher », soulignant un mélange d'amusement et d'exaspération face à la production incontrôlée de l'IA.
Ce choix reflète des tendances plus larges dans une année marquée par l'essor de l'IA générative, où les plateformes luttent contre les deepfakes, le clickbait et les créations privilégiant le volume au valeur. Les éditeurs ont noté que 'slop' encapsule un sentiment culturel axé sur la moquerie du contenu insensé diffusé plutôt que la crainte de la technologie elle-même.
D'autres mots ayant façonné le discours de 2025 incluent '67', argot viral de la Gen Alpha ; 'performative', critiquant le comportement ostentatoire ; 'touch grass', exhortant à se déconnecter de l'obsession numérique ; et des termes politiquement chargés comme 'gerrymander' et 'tariff'. À l'échelle mondiale, Oxford University Press a choisi 'rage bait' pour le contenu provoquant l'indignation, le Macquarie Dictionary australien a sélectionné 'AI slop', Cambridge a opté pour 'parasocial' pour les relations en ligne unilatérales, et Dictionary.com pour '67'.
Ce cliché linguistique signale fatigue et fascination pour l'évolution numérique, soulignant le besoin de qualité face aux défis signal-bruit de l'IA en modération de contenu et perception culturelle.