Un nouvel anticorps développé par Roche a démontré qu'il peut éliminer l'amyloïde du cerveau plus efficacement que les traitements existants, tout en provoquant beaucoup moins d'effets secondaires dangereux. Les résultats concernant le Trontinemab ont été présentés lors d'une conférence majeure à Londres ce mois-ci. Les chercheurs affirment que ce médicament pourrait offrir une option plus sûre aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer à un stade précoce.
La société pharmaceutique Roche a conçu le Trontinemab pour éliminer les amas de bêta-amyloïde du cerveau en se liant à un récepteur de transport du fer. Cette approche permet au médicament de franchir la barrière hémato-encéphalique plus efficacement que le Lecanemab et le Donanemab, les deux traitements par anticorps actuellement approuvés.
Selon les résultats partagés lors de la conférence internationale de l'Alzheimer’s Association à Londres le 14 juillet, moins de 5 % des participants ont développé des anomalies d'imagerie liées à l'amyloïde. Les médicaments existants provoquent ces changements chez 20 à 40 % des patients, entraînant parfois des hémorragies ou des convulsions.
L'année dernière, Roche a rapporté qu'environ 90 % des personnes souffrant de troubles cognitifs légers ont atteint des niveaux normaux d'amyloïde dans les six mois suivant l'administration mensuelle de doses de Trontinemab. L'entreprise prévoit désormais des essais plus vastes pour tester si le médicament ralentit le déclin cognitif ou prévient la maladie d'Alzheimer chez les individus à risque.