Columbia Records et Legacy Recordings ont publié « Through the Open Window : The Bootleg Series Vol. 18 », un coffret archivistique de huit CD couvrant les enregistrements les plus anciens connus de Bob Dylan de 1956 à 1963. La collection comprend 139 pistes, dont 48 performances inédites et 38 raretés, accompagnée d’un livre étendu de notes de pochette par l’historien Sean Wilentz retraçant l’évolution de Dylan d’adolescent du Minnesota à voix folk leader de Greenwich Village.
Columbia Records et Legacy Recordings ont sorti Through the Open Window : The Bootleg Series Vol. 18, 1956–1963 de Bob Dylan, un coffret documentant la phase initiale de sa carrière, de mi-adolescence au Minnesota à ses années de percée sur la scène folk new-yorkaise. L’édition deluxe huit CD contient 139 pistes tirées de cassettes domestiques informelles, performances en clubs, chutes de studio, apparitions radio et un concert complet au Carnegie Hall en 1963, selon l’annonce du label et les documents de presse joints. Elle inclut 48 performances jamais sorties auparavant et 38 extraits ultra-rares, avec un livre relié présentant un long essai de l’historien Sean Wilentz et plus de 100 photos rares.
Le coffret s’ouvre sur ce que les producteurs identifient comme l’enregistrement survivant le plus ancien de Dylan : une interprétation de « Let the Good Times Roll » capturée au Terlinde Music Shop à St. Paul, Minnesota, la veille de Noël 1956, quand il était encore connu sous le nom de Robert Zimmerman et avait 15 ans. Ces brèves performances rock’n’roll précoces, certaines d’environ une demi-minute, reflètent les influences doo-wop et rock de l’époque et montrent son enthousiasme pour les sons qui dominaient ses années lycée à Hibbing, Minnesota, y compris la musique de Little Richard et Elvis Presley, comme décrit dans les notes du label et la couverture contemporaine.
De là, le coffret parcourt les étapes de Dylan fin 1950 et début 1960 à Hibbing, Minneapolis, Madison et East Orange, New Jersey, capturant des enregistrements informels chez des amis et des performances précoces en villes universitaires. Pendant cette période, Dylan s’inscrivit à l’Université du Minnesota et se lia au quartier bohème de Dinkytown près du campus, où il plongea dans la scène folk locale. Les récits biographiques décrivent depuis longtemps comment un disque d’Odetta et l’autobiographie de Woody Guthrie « Bound for Glory » l’ont aidé à passer du rock’n’roll électrique à la folk acoustique. La nouvelle collection inclut des versions précoces de chansons traditionnelles et contemporaines qu’il interprétait dans des cafés et petits lieux ces années-là, comme « San Francisco Bay Blues », « Jesus Christ », « Hard Travelin’ » et « Pastures of Plenty ».
En 1961, Dylan s’installa à New York. Le coffret documente son arrivée dans la communauté folk de Greenwich Village, avec des performances dans des lieux comme Gerdes Folk City, le Gaslight Cafe et Riverside Church. Il capture aussi son cercle croissant de collaborateurs et mentors, incluant des apparitions avec des musiciens comme Dave Van Ronk et Jim Kweskin. L’historien Sean Wilentz, qui a contribué un essai d’environ 125 pages à la sortie, écrit que la collection vise à être un témoignage sonore d’un artiste « en train de se trouver », traçant le développement rapide de Dylan en tant que chanteur et compositeur en quelques courtes années.
La compilation met en lumière l’émergence de Dylan comme auteur de matériel original et de chansons de protestation. Elle propose des versions précoces de « Blowin’ in the Wind » et « The Times They Are a‑Changin’ », ainsi que d’autres compositions politiquement chargées du début des années 1960. Plusieurs enregistrements proviennent de performances historiquement significatives liées au mouvement des droits civiques, incluant des apparitions à des événements organisés par le Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC) et à la Marche sur Washington de 1963, selon des reportages avancés et la documentation officielle des pistes. D’autres pistes montrent Dylan dans des contextes plus intimes, comme des rassemblements d’appartement et jams informels, soulignant son exposition au blues, gospel et jazz aux côtés d’influences folk.
Le coffret culmine avec un enregistrement complet inédit du concert de Dylan au Carnegie Hall le 26 octobre 1963, présenté ici intégralement. Cette performance, qui clôt le coffret, est décrite par Columbia et Wilentz comme un tournant marquant la fin de la période de formation en clubs folk de Dylan et le début d’une nouvelle phase de sa carrière. Le programme du Carnegie Hall inclut certaines chansons qui ont aidé à asseoir sa réputation comme figure majeure de la musique populaire américaine, parmi lesquelles « Blowin’ in the Wind » et « The Times They Are a‑Changin’ ».
Outre l’édition deluxe huit CD, Through the Open Window est sorti en version highlights deux CD et coffret highlights quatre LP, chacun avec 42 pistes sélectionnées du set plus grand. Ces éditions plus courtes sont accompagnées de livrets plus minces condensant les notes de pochette de Wilentz. Ensemble, les formats variés visent à offrir aux collectionneurs dédiés de Dylan comme aux nouveaux auditeurs un portrait complet de la transformation de Robert Zimmerman du Minnesota en Bob Dylan, voix emblématique de sa génération.