Le Bureau du recensement américain a publié des estimations démographiques montrant une croissance significative dans les États du Sud et de la Sun Belt, favorisant potentiellement les républicains dans la carte congressionnelle de 2030. Le Texas a conduit avec 391 243 nouveaux résidents, tandis que la Californie a connu un déclin net d’environ 9 500. Ces évolutions, dues en grande partie à la migration intérieure, prévoient des gains de sièges à la Chambre pour les États à tendance rouge.
Les Estimations de population et d’unités d’habitation du Bureau du recensement américain, publiées mardi malgré des retards dus à la fermeture du gouvernement l’an dernier, mettent en lumière un déplacement démographique vers les États du Sud et de la Sun Belt. Cette tendance migratoire est en passe de bénéficier au Parti républicain lors de la redistribution congressionnelle de 2030. Le Texas arrive en tête avec une augmentation de population de 391 243 habitants, soit 1,2 %, suivi de gains notables en Floride et en Caroline du Nord. Neuf États ont ajouté plus de 60 000 résidents chacun, dont la Géorgie, la Caroline du Sud et l’Arizona. À l’inverse, cinq États ont enregistré des baisses nettes, la Californie perdant environ 9 500 personnes. La migration intérieure est à l’origine de ces changements. La Californie a enregistré la plus forte sortie avec 229 077 personnes, suivie par New York avec 137 586 et l’Illinois avec 40 017. La Caroline du Nord, le Texas et la Caroline du Sud ont vu les plus fortes entrées. La migration internationale a boosté tous les États, menée par la Floride avec 178 674 et le Texas avec 167 475 nouveaux résidents. Les projections indiquent que le Texas gagnera quatre sièges à la Chambre, la Floride deux, et l’Arizona, la Géorgie, l’Idaho, la Caroline du Nord et l’Utah un chacun. La Californie perdra quatre sièges, tandis que l’Illinois, New York, l’Oregon, le Minnesota, la Pennsylvanie, le Wisconsin et Rhode Island en perdront un chacun. Les analystes estiment que cette carte aurait ajouté 11 voix électorales à une victoire présidentielle républicaine en 2024. Ces données alimentent les débats sur les méthodes du recensement. Les critiques soutiennent que compter les non-citoyens pour l’apportionment gonfle la représentation des États démocrates à forte population immigrée. «C’est pourquoi les démocrates se battent si fort pour que les immigrants illégaux restent dans le pays. Le recensement de 2030 va les écraser car la population explose dans les États rouges», a tweeté Clay Travis le 27 janvier 2026. Katie Pavlich a fait écho : «Les aliens illégaux sont comptabilisés de manière scandaleuse dans le recensement pour la représentation congressionnelle. Même s’ils ne peuvent pas voter légalement – ils donnent plus de pouvoir aux démocrates à Washington D.C. C’est pourquoi il y a tant de résistance de la gauche aux déportations». Une étude du Bureau du recensement de 2022 a révélé des erreurs dans le comptage de 2020 : sous-comptes dans les États républicains comme l’Arkansas, la Floride et le Texas, et surcomptes dans les démocrates comme New York et Rhode Island. Ces écarts, liés aux défis de la pandémie, ont probablement coûté des sièges supplémentaires à la Floride et au Texas.