Chez Palantir Technologies, des employés expriment en interne leurs préoccupations concernant l'implication croissante de l'entreprise dans les opérations militaires et les mesures d'application des lois sur l'immigration de l'administration Trump. Des messages sur Slack et des entretiens révèlent un malaise face aux contrats avec l'ICE et aux rôles potentiels dans des frappes controversées. La direction défend ce travail, le présentant comme relevant d'une culture de débat ouvert.
Quelques mois après le début du second mandat du président Donald Trump, des employés de Palantir ont commencé à remettre en question les engagements de l'entreprise en matière de libertés civiles. La société, cofondée par Peter Thiel avec un financement initial de la CIA après les attentats du 11 septembre, fournit des logiciels d'analyse de données à l'armée américaine et au département de la Sécurité intérieure pour le suivi des immigrants. D'anciens employés ont décrit ce changement comme la « descente dans le fascisme » de l'entreprise, l'un d'eux déclarant lors d'un appel : « Cela semble mal ». Un porte-parole de Palantir a répondu que l'entreprise recrute des talents de premier plan pour des travaux complexes et maintient une culture de « dialogue interne vigoureux ».