Des scientifiques du Helmholtz-Zentrum Dresden-Rossendorf ont mis au point deux procédés pour décomposer les PFAS, des substances chimiques persistantes présentes dans l'eau, et les tests ont montré une dégradation prometteuse du PFOS.
Une équipe de recherche du Helmholtz-Zentrum Dresden-Rossendorf travaille sur des méthodes visant à dégrader les PFAS, des composés chimiques utilisés depuis les années 1950 dans les réfrigérants et les revêtements antiadhésifs, qui se sont accumulés dans l'eau, les sols et les organismes.
Les procédures utilisées sont la cavitation hydrodynamique, qui génère des bulles de vapeur en implosion exposant les produits chimiques à des conditions extrêmes, et le plasma atmosphérique froid combiné à la dispersion de gaz pour acheminer les PFAS vers la zone de traitement. Les tests effectués sur l'acide perfluorooctanesulfonique (PFOS) dans l'eau du robinet ont montré une dégradation d'environ 37 % par cavitation, tandis que le plasma a permis d'éliminer la quasi-totalité des PFAS à chaîne longue et courte.
Sebastian Reinecke, du HZDR, a expliqué ces procédés. L'équipe vise à augmenter les taux de dégradation au-delà de 80 % et à perfectionner ces deux méthodes pour atteindre une maturité commerciale destinée au traitement des eaux contaminées. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale pour l'eau en Allemagne et bénéficient d'un financement de l'Association Helmholtz et de l'Union européenne.