Six juges de la Cour constitutionnelle de Colombie se sont récusés de l'examen de la suspension de trois décrets gouvernementaux émis dans le cadre d'une urgence économique liée à la crise hivernale à Córdoba. Seuls trois juges n'ont pas déposé de demande de récusation, bloquant ainsi la décision de la cour plénière sur la validité de mesures incluant un impôt sur la fortune.
Six juges de la Cour constitutionnelle de Colombie se sont récusés de l'examen de trois décrets gouvernementaux émis durant l'urgence économique pour faire face à la crise hivernale à Córdoba. Ces récusations suspendent l'examen de la constitutionnalité des mesures par la cour plénière, y compris celle concernant un impôt sur la fortune.
Les juges Jorge Enrique Ibáñez, Héctor Carvajal et Juan Carlos Cortés sont les seuls à ne pas s'être récusés. Les autres, dont la présidente Paola Meneses, Natalia Ángel, Lina Escobar, Carlos Camargo et Miguel Polo, ont invoqué des conflits d'intérêts.
Lina Escobar a souligné sa position de professeure à la Pontificia Universidad Javeriana, une institution assujettie à cet impôt. Paola Meneses a indiqué que son mari, Luis Fernando Lizcano, occupe le poste de directeur juridique chez Ecopetrol, également impacté, en plus de ses liens avec la Javeriana. Miguel Polo a mentionné ses fonctions d'enseignant à la Javeriana et à l'Universidad Católica de Colombia.
Mardi, les trois juges non récusés se réuniront pour nommer des juges suppléants afin d'évaluer les récusations. Si celles-ci sont rejetées, une décision sur le fond pourrait intervenir mercredi.