Les paris sportifs se sont rapidement développés au Ghana, 71 % de la population ayant placé des paris selon un rapport GeoPoll de 2025, principalement parmi les jeunes. Cette croissance, alimentée par l'accès aux smartphones et à l'argent mobile, a incité des experts de la santé à alerter sur l'augmentation de l'addiction et de la détresse psychologique. En mai 2025, la Gaming Commission s'est associée à la Mental Health Authority pour lancer des campagnes de sensibilisation dans les universités face à cette crise.
La prolifération des paris sportifs au Ghana est passée d'une activité de loisir à un problème majeur de santé publique, touchant particulièrement les jeunes dans un contexte de défis économiques. Les données de l'enquête GeoPoll de 2025 indiquent que 71 % des Ghanéens ont pratiqué les paris, tandis que TGM Research rapporte 41,7 % de participation au cours de l'année écoulée, plaçant le Ghana comme un marché clé en Afrique subsaharienne. Les centres de paris parsèment désormais les paysages urbains et ruraux, soutenus par des smartphones abordables de marques comme Tecno, Infinix et Samsung, ainsi que des services d'argent mobile de MTN, Vodafone et Telecel, facilitant des transactions fluides.
Le football domine les mises, avec 60 % des parieurs se concentrant sur les matchs, bien que des jeux numériques comme Aviator gagnent en popularité. Une initiative de mai 2025 de la Gaming Commission du Ghana et de la Mental Health Authority a ciblé les universités, impliquant des législateurs, administrateurs et professionnels de santé pour souligner les risques pour la vie et les carrières. Des figures publiques ont partagé leurs histoires personnelles d'addiction, renforçant le message.
Près de 70 % des jeunes Ghanéens parient, souvent pour arrondir leurs fins de mois ou pour le plaisir, mais les conséquences sont graves. Une étude dans la région de Volta sur 403 participants a lié les paris à une dépression, une anxiété et un stress accrus, particulièrement chez les hommes et les parieurs intensifs. Des incidents tragiques incluent le suicide en 2020 d'un adolescent de 16 ans à Kwabre East, région d'Ashanti, attribué à l'addiction. Les familles font face à la ruine financière, les étudiants séchent l'école et les communautés signalent des ruptures sociales.
Économiquement, le secteur devrait atteindre 87,61 millions USD en 2025 selon Statista, la Ghana Revenue Authority visant un milliard de cedis en impôts annuels. Les entreprises ont sponsorisé huit équipes de la Ghana Premier League en cinq ans. Pourtant, 43 % des parieurs dépensent moins de 10 USD par mois, tandis que d'autres en allouent des centaines, détournant des fonds des besoins essentiels. Une taxe de 10 % sur les gains en 2023 vise à décourager les excès, mais la publicité via athlètes et logos d'équipes persiste malgré les restrictions de 2020 sur les endorsements de célébrités.
L'Institute of Community Sustainability appelle à interdire les promotions, notant l'absence de centres spécialisés de traitement de l'addiction parmi cinq hôpitaux psychiatriques nationaux. Réglementé par la Gaming Act de 2006, le secteur manque de données solides sur les profils et impacts marketing, entravant les réponses. Des gains rares comme 196 093,60 cedis et six millions de cedis en 2023 attisent la participation, mais les experts demandent des publicités plus strictes, un contrôle d'âge et des aides économiques pour atténuer les dommages à long terme.