La gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, a signé une loi intégrant l'État au National Popular Vote Interstate Compact, un accord par lequel les États participants attribueraient leurs votes du collège électoral au vainqueur du vote populaire national une fois qu'un nombre suffisant de juridictions aura rejoint le pacte pour atteindre les 270 votes électoraux nécessaires.
La Virginie est devenue le dernier État en date à rejoindre le National Popular Vote Interstate Compact après que la gouverneure Abigail Spanberger a promulgué la mesure lundi.
Ce pacte est une initiative État par État visant à garantir la présidence au candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix à l'échelle nationale, tout en maintenant le collège électoral en place. Les États membres acceptent d'attribuer tous leurs votes électoraux au vainqueur du vote populaire national, mais l'accord est conçu pour n'entrer en vigueur qu'une fois que les juridictions participantes contrôlent collectivement au moins 270 votes électoraux, soit le nombre requis pour élire un président.
Avec les 13 votes électoraux de la Virginie, le pacte comprend désormais 18 États ainsi que le district de Columbia, totalisant 222 votes électoraux.
Cette législation était à l'étude en Virginie depuis des années. Le délégué démocrate Dan Helmer a déclaré à NPR que la volonté de rejoindre ce pacte est le fruit d'au moins une décennie de travail, et il a présenté cette initiative comme une réponse plus large à ce qu'il décrit comme des menaces actuelles pesant sur la gouvernance démocratique.
Les partisans soutiennent que le pacte réduirait l'incitation pour les campagnes présidentielles à se concentrer sur un petit nombre d'États pivots (swing states), tandis que les critiques remettent en question cette approche et ont soulevé des préoccupations juridiques concernant les pactes interétatiques et le fonctionnement d'un tel accord lors d'une élection contestée.