Alix Higgins a présenté sa collection Pre-Fall 2026, cherchant à abandonner l'organisation thématique unique au profit d'approches intuitives et émotionnelles. S'inspirant de la phrase « goodbye cowboy » dans My First Book d'Honour Levy, il a mêlé des symboles ambigus, des codes vestimentaires clashants et des détails subtils.
Alix Higgins a expliqué son virage : « Je voulais secouer un peu cela et revenir à cette façon de travailler d'avant, qui est plutôt intuitive et émotionnelle. » La phrase « goodbye cowboy », découverte dans le livre de Levy, a inspiré des looks phares. Il l'a décrite comme « cette chose très porteuse de sens en termes de désir ardent, mais aussi plutôt vide de sens et un peu bête ». Elle est apparue en bleu cyan sans serif sur un tricot gris col V superposé sur un col à volants rouge et associé à des shorts de bain imprimés style surfeur. Ailleurs, elle figurait en police clip-art sur un t-shirt porté avec une jupe en chiffon de soie plissée à godets coupée au biais et un chapeau taillé pour un vagabond romantique. Rash-shirts et débardeurs évoquaient ses premiers tissus stretch dégradés mais utilisaient des primaires athlétiques vives. Une chemise de bureau et une cravate combinées à des shorts en coton oversize soulignaient le choc des tropes de l'ère internet et des identités explorées dans l'œuvre de Levy. Higgins visait à les fondre en un mélange cohérent. Des symboles comme des étoiles sur des t-shirts boxy et des jupes fluides pouvaient évoquer l'astrologie, le patriotisme ou la simple décoration. Il a noté : « Je voulais garder certaines choses pour les gens qui viennent à la boutique et regardent de près, où se trouvent ces petits fragments de texte, mais ce n'est peut-être pas pour tout le monde. » Cette intimité séduit les fans visitant sa boutique dans le Chinatown de Sydney. Pragmatique et centré sur la clientèle, Higgins a introduit le noir – une couleur qu'il trouve inconfortable – et des imprimés évoquant des nuages d'orage, de la fumée ou des roses. Il a insisté sur l'ambiguïté : il y a toujours place pour l'interprétation personnelle.