La plus haute cour de Belgique confirme l'extradition de Mehul Choksi vers l'Inde

La Cour de cassation belge a rejeté l'appel du fugitif Mehul Choksi contre son extradition vers l'Inde dans l'affaire de l'escroquerie PNB. La cour a entériné les décisions des juridictions inférieures ne relevant aucun risque de déni de justice, de torture ou de mauvais traitements en Inde. Cette décision lève un obstacle majeur à son retour pour faire face aux accusations dans l'affaire de fraude de ₹13 000 crores.

Le 17 décembre 2025, la Cour de cassation belge a rejeté l'appel de Mehul Choksi contre la demande d'extradition de l'Inde, confirmant l'évaluation d'une juridiction inférieure selon laquelle ses allégations de possible injustice ou mauvais traitements en Inde manquent de fondement. La plus haute juridiction a condamné Choksi à 104 € de frais et a validé les conclusions de la Chambre des mises en accusation de la Cour d'appel d'Anvers, notant que les documents fournis étaient insuffisants pour démontrer un « risque réel, actuel et sérieux » de déni flagrant de justice, de torture ou de traitement inhumain.

Choksi est accusé dans l'escroquerie de ₹13 000 crores de la Punjab National Bank (PNB), ayant soi-disant détourné ₹6 400 crores selon le réquisitoire du Central Bureau of Investigation. Il a fui l'Inde début janvier 2018, juste avant que l'escroquerie ne soit révélée. Sur demande du CBI et de l'Enforcement Directorate de l'Inde, Interpol a émis un Notice Rouge contre lui en décembre 2018. La Commission de contrôle des fichiers d'Interpol (CCF) a retiré son nom en novembre 2022 suite à un recours, mais cela n'a pas influencé les tribunaux belges.

Choksi s'est opposé à l'extradition en invoquant une tentative d'enlèvement présumée à Antigua, une couverture médiatique violant sa présomption d'innocence et la non-divulgation de la décision CCF lors des premières procédures. Cependant, la Cour de cassation a jugé que ses droits de la défense étaient suffisamment protégés par la procédure d'appel, au cours de laquelle tous les documents, y compris les conclusions de la CCF, ont été examinés. Elle a confirmé un ordre du 29 novembre 2024 de la chambre de mise en état du tribunal de district d'Anvers déclarant exécutoires les mandats d'arrêt du tribunal spécial de Mumbai, à l'exception d'un lié à la falsification de preuves.

L'Inde a soumis sa demande d'extradition à la Belgique le 27 août 2024, après avoir localisé Choksi là-bas pour un traitement médical. Le procureur du Roi a initié l'action d'exécution le 25 novembre 2024. L'Inde a fourni des garanties sur la sécurité de Choksi, les chefs d'accusation, les conditions de détention, les droits de l'homme et les soins médicaux. Le rôle du tribunal, présidé par Filip Van Volsem et d'autres, s'est limité à vérifier l'application de la loi, sans réexaminer les faits ou la politique.

Cette décision fait avancer les efforts de l'Inde pour ramener Choksi, figure clé du scandale bancaire de 2018, à jugement.

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