Le Bundestag a adopté une loi facilitant aux pères biologiques l’établissement légal de leur paternité. La réforme met en œuvre un arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale et abaisse les obstacles pour les pères non mariés. La longue lutte d’un père a contribué à ce succès.
Le Bundestag a adopté en soirée une loi renforçant les droits des pères biologiques. Cela met en œuvre un arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale à Karlsruhe, qui avait exigé une procédure efficace pour les pères biologiques non mariés à la mère. Auparavant, il n’était pas possible d’établir la paternité s’il existait une relation sociale et familiale entre l’enfant et le père légal. Le père légal assumait la responsabilité sans être le père biologique. Avec la réforme, le père biologique peut contester la paternité s’il entretient une relation étroite avec l’enfant ou si une relation antérieure s’est terminée sans sa faute. De plus, une course à la paternité doit être évitée : si le père biologique a initié une procédure pour établir sa paternité, aucun autre homme ne peut la reconnaître jusqu’à la décision. Le droit de l’enfant à s’exprimer est élargi : dès 14 ans, il peut empêcher la mère d’imposer un autre homme comme père légal au lieu du biologique. La réforme fait suite à la longue lutte d’un père, qui a connu un succès partiel, selon les rapports. Elle concerne le droit de la famille et vise une meilleure reconnaissance légale de la paternité biologique.