Plainte contre Thierry Mariani pour provocation à la discrimination au logement

L'association La Maison des potes a déposé plainte contre Thierry Mariani, candidat RN à la mairie de Paris, pour sa promesse d'instaurer la priorité nationale dans l'accès au logement social. Cette initiative vise à dénoncer une violation de la loi sur l'égalité. L'affaire rappelle des précédents judiciaires impliquant le RN.

Thierry Mariani, député européen et candidat du Rassemblement national (RN) à la mairie de Paris, fait l'objet d'une plainte déposée par l'association La Maison des potes pour « provocation à la discrimination au logement ». Cette action, transmise récemment au parquet de Paris, s'appuie sur la promesse de campagne de M. Mariani d'instaurer la « priorité nationale » dans l'accès au logement à Paris. Le site internet de sa candidature affichait encore vendredi matin : « Instaurer la priorité nationale » au-dessus de « garantir aux Parisiens et travailleurs l’accès au logement social ».

L'association argue que cette proposition invite explicitement les candidats de sa liste à fonder la politique municipale sur un critère de nationalité, ce qui est interdit par la loi. Me Jérôme Karsenti, avocat de la plaignante, a déclaré à l'AFP : « Il s’agit d’une violation manifeste de la loi et du principe d’égalité prévu par la Constitution. Ce type de promesse porte atteinte à l’État de droit ».

Ce dossier s'inscrit dans un contexte de précédents judiciaires pour le RN. En septembre 2024, le tribunal de Nanterre a relaxé trois anciens ou actuels cadres du Front national (devenu RN), dont le maire d'Hénin-Beaumont Steeve Briois et l'ex-secrétaire nationale Sophie Montel, dans une affaire liée au « guide de l’élu FN ». Ce document, édité avant les municipales de 2014, recommandait l'application de la « priorité nationale » dans les logements sociaux. Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende contre certains accusés, mais le tribunal a jugé insuffisantes les preuves de leur implication personnelle dans sa publication. Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck a également été relaxée pour manque de preuves.

La Maison des potes était déjà à l'origine de cette plainte antérieure, soulignant une récurrence dans les démêlés judiciaires du parti sur ce thème.

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