Le Département de la Santé du Cap-Oriental fait face à environ 1 milliard de rands de factures impayées dues aux entreprises pharmaceutiques, ce qui a entraîné la suspension de 21 comptes et des pénuries de médicaments essentiels. Les responsables affirment qu'il n'y a pas d'effondrement généralisé de la prestation des services, mais des inquiétudes persistent quant à la sécurité des patients. Les mesures d'atténuation comprennent l'approvisionnement alternatif et des discussions avec les autorités nationales.
Le Département de la Santé du Cap-Oriental doit environ 1 milliard de rands aux fournisseurs pharmaceutiques, entraînant la suspension temporaire de 21 comptes auprès de grandes entreprises telles qu'Aspen, AstraZeneca, Adcock Health, Sandoz et Novartis. Le porte-parole du département, Siyanda Manana, a décrit la situation comme résultant d'une pression financière ayant retardé les paiements, mais a souligné qu'elle ne représente pas une rupture complète de l'approvisionnement en médicaments. Il a noté que des pénuries isolées surviennent, y compris pour des traitements peu coûteux comme les médicaments contre la gale et les bêta-bloquants, et que des mesures telles que la redistribution des stocks et la priorisation des médicaments essentiels sont en place. Les fonds disponibles sont limités, avec 60 à 70 millions de rands pour les paiements de mars et possiblement 500 millions de rands au début de la nouvelle année financière. Manana a ajouté que neuf autres comptes ont été réactivés à la suite de négociations, et que les discussions avec les fournisseurs se poursuivent. Le rapport de l'Auditeur général de novembre 2025 a révélé un total de factures impayées de 7 milliards de rands, 69 % du budget 2025/2026 étant alloué au règlement de ces dettes, ce qui met en évidence les risques pour la prestation des soins de santé. Ce problème s'inscrit dans la continuité de défis antérieurs ; l'année dernière a connu des pénuries de chimiothérapie et d'aiguilles, tandis que l'année précédente a vu des interruptions du service des ambulances en raison de factures impayées à Telkom. En avril de l'année précédente, le MEC des Finances Mlungisi Mvoko a annoncé la création d'une équipe spéciale pour traiter l'instabilité financière du département de la Santé. En janvier, l'assemblée législative provinciale a adopté à l'unanimité une motion déposée par la membre de l'Alliance démocratique Jane Cowley, exhortant la MEC Ntandokazi Capa à former une équipe multidisciplinaire pour assurer la continuité des approvisionnements et à élaborer un plan de paiement. La motion appelait également le Premier Oscar Mabuyane à intégrer le département de la Santé dans le système de suivi « Have I Been Paid ? » pour une meilleure transparence. Par ailleurs, le fournisseur Afrox a engagé une action en justice au niveau national pour recouvrer 360 millions de rands de factures impayées pour gaz médicaux, le département du Cap-Oriental devant environ 90 millions de rands. L'Auditeur général a averti que de tels déficits pourraient perturber les médicaments, les équipements et les services, risquant de compromettre le bien-être des patients.