Le ministre de l'éducation nationale, Edouard Geffray, a adressé une lettre aux parents d'élèves le 12 février pour les impliquer dans la lutte contre la violence et le harcèlement à l'école. Il évoque des incidents récents graves, comme l'agression d'une professeure à Sanary-sur-Mer, et insiste sur un effort collectif.
Le 12 février, Edouard Geffray, ministre de l'éducation nationale, a envoyé une lettre à l'ensemble des parents d'élèves pour renforcer leur rôle dans la prévention et la lutte contre la violence scolaire. « L'école fait beaucoup, mais elle ne peut pas tout », a-t-il écrit, soulignant la nécessité d'une implication personnelle des parents face au « fléau de la violence et du harcèlement ».
Il a rappelé des événements récents particulièrement graves, dont le cas de Sanary-sur-Mer dans le Var, où une professeure a été poignardée par un élève de 14 ans lors d'une pause, et reste dans un état critique. Le ministre a aussi mentionné que, en moyenne, plus d'un enfant par classe est victime de harcèlement, avec des conséquences destructrices.
Geffray appelle à rejeter la « banalisation de l'insulte », les violences physiques et le port d'armes blanches. « Nous savons tous que les comportements violents de certains jeunes ont des causes multiples. (…) Nous détenons tous une partie de la solution pour les éviter et protéger nos enfants », a-t-il expliqué. Il a ajouté : « Un enfant n’a pas à être violent, il en va de même de ses parents », en référence à la loi garantissant le respect des personnels éducatifs.
Pour conclure, il a demandé aux parents de dialoguer régulièrement avec leurs enfants sur le respect des règles, de signaler tout harcèlement ou violence, et de donner l'exemple en valorisant l'école.