La CPI va reprendre l'examen des demandes des victimes dans l'affaire Duterte

Suite à la confirmation des charges contre l'ancien président Rodrigo Duterte, la Cour pénale internationale (CPI) reprendra l'examen des demandes des victimes souhaitant participer à la procédure. Les demandes entrant dans le cadre de l'affaire seront transmises à la Chambre de première instance, qui sera bientôt constituée pour le procès de Duterte.

À Manille, aux Philippines, la CPI a déclaré qu'elle annoncerait de nouveaux délais pour les demandes des victimes au stade du procès. « De nouveaux délais pour les demandes des victimes au stade du procès seront annoncés le cas échéant », a précisé la CPI. La Chambre préliminaire I de la CPI avait précédemment autorisé 539 victimes à participer à la procédure, bien que cette participation ne signifie pas qu'elles témoigneront en tant que témoins. Les victimes sont classées comme directes — celles qui ont personnellement subi un préjudice causé par les crimes allégués — ou indirectes, comme les membres de la famille lésés par des crimes commis contre autrui. Les victimes ont le droit de participer à la procédure, de demander des réparations, de bénéficier de la protection de leur identité, d'être informées des développements et de choisir leurs avocats. Elles peuvent faire part de leurs points de vue et de leurs préoccupations aux juges par l'intermédiaire de représentants, les juges veillant à ce que cela n'affecte pas le droit du suspect à un procès équitable. Les victimes participantes pourraient être éligibles à des réparations si l'accusé est reconnu coupable. Les avocats philippins Joel Butuyan et Gilbert Andres agissent en tant que représentants légaux communs des victimes, aux côtés de Paolina Massidda du Bureau du conseil public pour les victimes de la CPI. L'organisation Rise Up for Life and for Rights a appelé d'autres familles à se joindre à la procédure. Amnesty International a exhorté la CPI à protéger les droits de participation des victimes et les témoins, son directeur, Ritz Lee Santos III, déclarant : « Pour les survivants et les familles des victimes qui ont porté leur chagrin en silence, aujourd'hui confirme que leurs voix ont été entendues et que leur persévérance n'est pas vaine. »

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