Perquisition tentée à l’Élysée dans enquête sur contrats panthéonisation

La police judiciaire a tenté de perquisitionner le palais de l’Élysée ce mardi dans le cadre d’une enquête sur l’attribution de contrats publics pour les cérémonies de panthéonisation. L’accès aux locaux a été refusé en vertu de l’article 67 de la Constitution, mais des ordinateurs ont été remis aux enquêteurs. L’enquête vise la société Shortcut Events, unique attributaire des marchés de 2002 à 2024.

Mardi matin, des enquêteurs de la Brigade financière et anticorruption (BFAC) de la police judiciaire de Paris se sont rendus au palais de l’Élysée, rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris. Selon une source proche de l’enquête et le Canard enchaîné, cette opération s’inscrivait dans une information judiciaire ouverte le 2 octobre 2025 par le procureur de la République financier, Pascal Prache, pour «favoritisme, prise illégale d’intérêts, corruption et trafic d’influence».

L’enquête porte sur les conditions d’attribution de marchés publics par le Centre des monuments nationaux (CMN) pour l’organisation de cérémonies de panthéonisation. Elle fait suite à une enquête préliminaire du parquet national financier (PNF) lancée le 7 décembre 2023. Bien que l’accès aux services de l’Élysée ait été refusé au nom de l’article 67 de la Constitution, qui protège l’inviolabilité de la présidence, des ordinateurs personnels ont été volontairement remis aux enquêteurs, a indiqué l’Élysée.

Au cœur de l’affaire se trouve Shortcut Events, une agence d’événementiel fondée en 1996 et comptant une trentaine de salariés. Cette société a été la seule à remporter les contrats pour les panthéonisations de 2002 à 2024, chaque cérémonie étant facturée environ deux millions d’euros à l’État, selon le Canard enchaîné. L’agence a aussi organisé d’autres événements nationaux comme l’inauguration de la cité de la Francophonie en 2023 ou les commémorations du 80e anniversaire du Débarquement en 2024.

L’Élysée a confirmé la visite des enquêteurs et précisé : «À chaque fois que l’autorité judiciaire le demande, l’Élysée fait en sorte de collaborer. Mais toujours dans le respect de l’article 67 de la Constitution.»

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