Un juge fédéral a ordonné l'arrêt de la construction de la salle de bal prévue par le président Donald Trump à la Maison Blanche, à moins que le Congrès n'autorise le projet, tout en autorisant la poursuite de travaux limités pour garantir la sécurité et la sûreté sur le site. Cette décision intervient alors que de nouvelles informations ont mis en lumière des plans liés au centre d'opérations d'urgence présidentiel souterrain situé sous l'aile Est.
Un juge fédéral a temporairement suspendu la construction de la salle de bal prévue par le président Donald Trump à la Maison Blanche, statuant que le projet ne peut avancer sans l'autorisation du Congrès.
Le juge de district américain Richard Leon a accordé une injonction préliminaire sollicitée par le National Trust for Historic Preservation, concluant que le groupe a de fortes chances d'obtenir gain de cause dans sa contestation judiciaire et ordonnant l'arrêt des travaux « à moins que et jusqu'à ce que le Congrès » n'approuve le projet, selon des rapports judiciaires. L'ordonnance de Leon permet à certains travaux de se poursuivre afin de répondre aux besoins de sécurité et de sûreté en cours sur le chantier.
L'affaire porte sur le projet de l'administration d'ajouter une grande salle de bal à la Maison Blanche. Les reportages décrivent la proposition comme un changement structurel majeur pour le complexe et placent le coût estimé du projet à des centaines de millions de dollars. L'administration a fait valoir qu'elle avait l'autorité pour poursuivre ce plan et a souligné les considérations de sécurité liées à la zone de démolition et de construction.
Dans des documents décrits par NPR, le directeur adjoint des services secrets, Matthew Quinn, a déclaré que l'agence travaillait avec l'entrepreneur sur des mesures temporaires de sécurité et de sûreté autour du site et a averti que même une pause temporaire pourrait entraver la mission de protection des services secrets. NPR a rapporté que les responsables de l'administration ont également cherché à fournir des détails supplémentaires au tribunal dans un cadre classifié afin d'éviter de discuter de questions de sécurité nationale sur le dossier public.
Par ailleurs, la National Capital Planning Commission a voté jeudi l'approbation d'une version du projet de salle de bal, quelques jours après la décision de Leon, selon plusieurs rapports. L'action de la commission ne l'emporte pas sur l'ordonnance du juge, qui lie toute poursuite des travaux de construction à une autorisation du Congrès.
La bataille juridique a également renouvelé l'attention sur le centre d'opérations d'urgence présidentiel souterrain, ou PEOC, une installation longtemps tenue secrète et associée à l'aile Est. NPR a rapporté que le bunker remonte à la planification de sécurité de l'ère de la Seconde Guerre mondiale et que des photographies publiées en 2015 montraient des hauts responsables s'y abritant lors des attentats du 11 septembre 2001.
Les détails publics sur tout travail de modernisation sous le site restent limités. Bien que certains médias aient rapporté que le PEOC existant avait été démantelé lors de la récente démolition de l'aile Est et qu'une installation modernisée soit prévue, l'administration et les services secrets n'ont pas décrit publiquement la portée de toute construction souterraine en détail, citant la sensibilité en matière de sécurité.