La Cour suprême a accordé à l'université de droit Nalsar une dérogation limitée concernant son arrêt du 19 mai sur la gestion des chiens errants. La décision permet à l'établissement d'Hyderabad de poursuivre son initiative de logement contrôlé sur le campus pour les chiens de quartier, tout en attribuant la responsabilité civile délictuelle à son Centre de droit animalier en cas de morsures.
Cette dérogation découle du « modèle Nalsar » de gestion canine, mis en œuvre par l'université depuis plusieurs années. Il a été instauré à la suite d'un incident survenu en 2017, au cours duquel une chienne et ses quatre chiots ont été empoisonnés sur le campus de 50 acres. Les étudiants et le corps professoral ont réagi en formant des groupes de bénévoles et en mettant en place des programmes de nourrissage et de stérilisation.
Aujourd'hui, le campus compte six à huit points de nourrissage désignés. Environ 20 à 30 étudiants bénévoles utilisent les fonds de l'université pour nourrir, vacciner et stériliser les chiens. La population s'est stabilisée à environ 20 animaux après un recensement et des contrôles aux frontières du campus visant à empêcher l'entrée de nouveaux chiens.
Le Centre de droit animalier, créé en 2018, a rédigé une politique canine formelle d'ici 2020-2021. Cette politique confie la supervision au conseil des étudiants élu et exige l'atténuation des conflits entre les humains et les chiens. Un groupe WhatsApp nommé « We for the Dogs » et une page Instagram « Dogs of Nalsar » assurent la coordination quotidienne.
Les juges de la Cour suprême ont pris note des mesures de responsabilité en place. Ils ont déclaré que tout cadre de gestion des chiens errants doit inclure des principes de responsabilité clairement définis. Vivek Mukherjee, membre du corps professoral de Nalsar, a souligné que cet arrêt reconnaît le campus comme une expérience que d'autres institutions pourraient reproduire.