La Cour suprême de l'Inde a indiqué mercredi que des directives uniformes sur l'intervention judiciaire dans les litiges concernant la foi et les droits ne sont ni réalisables ni souhaitables, préférant des évaluations au cas par cas. Cette observation a été faite lors du septième jour d'audiences sur le renvoi concernant l'entrée au temple de Sabarimala.
À New Delhi, un banc de neuf juges de la Cour suprême de l'Inde a examiné des recours en révision découlant de l'arrêt de 2018 sur l'entrée des femmes au temple de Sabarimala. Le banc, dirigé par le juge en chef Surya Kant et composé des juges BV Nagarathna, MM Sundresh, Ahsanuddin Amanullah, Aravind Kumar, Augustine George Masih, R Mahadevan, Prasanna B Varale et Joymalya Bagchi, a mis l'accent sur une adjudication contextuelle. Le juge en chef Kant a fait remarquer : « Il nous est très difficile d'établir des orientations futures… cela dépendra toujours, au cas par cas, du point de savoir si les réformes relèvent de l'article 25(2)(b) ou si, au nom des réformes, elles constituent une violation d'une pratique religieuse. » L'avocat principal Gopal Subramanium a plaidé pour un équilibre entre les articles 25 et 26. La juge Nagarathna a posé une hypothèse sur l'autorisation des femmes de tous âges à entrer à Sabarimala en tant que réforme. Le juge Bagchi a décrit l'article 25(2)(b) comme une « fenêtre étroite » pour l'intervention. Le banc a discuté de la doctrine des « pratiques religieuses essentielles » (ERP), M. Subramanium préconisant un examen fondé sur des preuves. Les audiences se poursuivent jeudi. Par ailleurs, la cour a remis en question la recevabilité d'une pétition contestant l'excommunication au sein de la communauté Dawoodi Bohra, la juge Nagarathna soulignant des préoccupations quant au caractère définitif des jugements.