Dans la foulée du suicide d'un membre du personnel dans une prison d'État de New York, détenus et éducateurs se tournent vers de simples actes de réflexion pour combattre le désespoir pendant les fêtes. Une initiative d'arbre de gratitude à Eastern NY Correctional Facility a révélé des sources d'espoir partagées entre détenus et personnel. Ces efforts mettent en lumière la résilience trouvée même dans des environnements carcéraux rudes.
Le 17 novembre, Abdallah Hadian, un imam civil de 55 ans, est entré dans une prison d'État de New York armé d'une arme à feu. Il s'est rendu au bâtiment administratif et s'est suicidé d'une balle. L'incident a choqué les détenus, qui ont noté que si les suicides parmi les prisonniers sont souvent accueillis avec indifférence, la mort d'un membre du personnel se distingue vivement.
L'auteur, purgeant sa 16e année pour homicide involontaire découlant d'une altercation en 2009 qui a causé la mort de sa petite amie, a partagé ses propres idées suicidaires passées après l'événement. Après avoir survécu à un poumon effondré et fait face à une culpabilité intense pendant le procès, il a trouvé un sens dans le journalisme carcéral, se concentrant sur des histoires humaines comme la parentalité et l'isolement. Il argue que les stratégies d'adaptation des prisonniers dans des conditions extrêmes offrent des leçons précieuses pour la prévention du suicide.
À Eastern NY Correctional Facility, la saison des fêtes n'apporte pas de décorations festives—seulement des avis jaunis de prévention du suicide sur les tableaux d'affichage. Les détenus de longue durée, certains condamnés à perpétuité et à des décennies de leur famille, font preuve d'une endurance remarquable. Des prisonniers âgés, marchant avec des cannes, s'engagent dans des jeux comme le Scrabble et le whist, maintenant une routine simple.
En réponse aux détenus exprimant un manque de gratitude pendant les fêtes, la superviseure éducative intérimaire Nicole Cooke a lancé un projet créatif. Elle a peint un arbre nu sur le mur du bâtiment scolaire et distribué des pots en papier étiquetés 'Je suis reconnaissant pour', invitant les participants à les remplir comme des feuilles. Cooke s'est souvenue : « Je n'aimais pas ça », quand les élèves disaient n'avoir rien dont être reconnaissants.
L'auteur a ensuite examiné 82 pots collectés, en trouvant 46 mentionnant la famille ou 'ma famille', ainsi que des références à des personnes comme 'maman' ou 'Mme Cooke'. Remarquablement, les membres du personnel, qui quittent l'établissement quotidiennement contrairement aux détenus, ont aussi contribué, mêlant leurs réflexions à celles des prisonniers. Cette exposition a souligné une volonté collective de vivre, faisant écho à l'observation d'Albert Camus : « Le suicide est rarement commis par réflexion. »
De telles initiatives révèlent des sources intimes d'espoir, favorisant un sentiment partagé de but au milieu de l'inhumanité de l'incarcération.