La présidente Droupadi Murmu a publié la Constitution de l'Inde en langue santhali, rédigée en écriture Ol Chiki, marquant un moment significatif d'inclusion. Cette initiative offre aux Santhals un accès facilité à un document consacrant les droits pour lesquels des leaders comme Jaipal Singh Munda se sont battus. Les Santhals, forte d'une population de plus de 7 millions, sont la troisième tribu la plus importante du pays.
La publication par la présidente Droupadi Murmu de la Constitution de l'Inde en santhali, transcrite en écriture Ol Chiki, représente une étape tant attendue vers l'inclusion. Elle permet à la communauté santhali d'accéder et de comprendre le document énonçant leurs droits fondamentaux dans leur propre langue. Le santhali a été ajouté à l'Huitième Annexe de la Constitution en 2003, grâce à l'action de Murmu en tant que ministre dans l'Odisha, où elle a exhorté le Premier ministre d'alors, Atal Bihari Vajpayee, à lui accorder une reconnaissance officielle.
Le lancement coïncide avec le centenaire de l'écriture Ol Chiki, inventée en 1925 par Raghunath Murmu. Il fait écho aux demandes formulées à l'Assemblée constituante par le membre adivasi Jaipal Singh Munda, qui s'exprima en mundari pour plaider en faveur de la reconnaissance des langues et identités tribales. Loin d'un simple symbole, l'événement renforce la promesse d'inclusivité de l'Inde, permettant à un membre de la communauté ho de réciter le Préambule en écriture Varang Chiti, à une femme mundari de lire les engagements d'égalité des genres en Nag Mundari, ou à un érudit oraon de soutenir une thèse de doctorat en kurukh.
Avec les Santhals, qui comptent plus de 7 millions de personnes en tant que troisième tribu la plus importante, cette initiative promeut la diversité linguistique et rapproche l'objectif de rendre les droits constitutionnels accessibles à tous.