Poutine menace de nouvelles opérations si l’Occident ne respecte pas les intérêts russes

Le président russe Vladimir Poutine a averti lors de sa conférence de presse annuelle qu’il n’y aura pas de nouvelles opérations militaires si l’Occident respecte les intérêts nationaux de la Russie. Il a éludé les questions sur la date de fin de la guerre en Ukraine et a mis en avant les prétendues avancées russes sur le front. Il exige aussi des concessions de l’OTAN et critique le gel des avoirs russes.

Lors de sa traditionnelle Línea Directa du 19 décembre 2025, Vladimir Poutine a répondu à la question la plus pressante pour les Russes : « Quand la guerre prendra-t-elle fin ? ». Plutôt qu’un calendrier, le dirigeant s’est concentré sur les succès militaires, affirmant que les troupes ukrainiennes sont « encerclées » et qu’il y a une « poussée russe » dans toutes les directions. « Krasni Liman sera bientôt capturé et l’avance se poursuivra vers Slaviansk », a-t-il souligné, notant que cette ville était le point de départ de l’offensive de 2014.

Poutine a conditionné la paix à ce que l’Occident « respecte nos intérêts nationaux comme nous essayons de respecter les siens ». Il a accusé l’OTAN de tromper la Russie avec son expansion vers l’est et a exigé qu’elle retire ses défenses jusqu’à la frontière allemande, laissant les membres post-1997 sans protection. Sur l’Ukraine, il a exprimé sa volonté de garantir la sécurité des élections si elles ne sont pas utilisées pour stopper l’avance russe, mais a averti : « Si Kiev veut utiliser les élections pour arrêter l’avance de l’armée russe, elle se trompe ».

Le dirigeant russe a également menacé d’escalader le conflit si Kaliningrad, une enclave séparée par les États baltes et la Pologne, est bloquée. Il a nié des plans pour étendre la guerre à l’Europe, blâmant l’Occident : « Ce n’est pas nous qui combattons l’Occident. C’est l’Occident qui nous combat à travers les nationalistes ukrainiens ». Ses exigences incluent un gouvernement pro-russe à Kiev, sans protection OTAN ni armée forte, et la cession de parties de Zaporiyia, Kherson et Donetsk.

Poutine a rejeté la responsabilité des morts, les attribuant à Kiev et à l’échec de l’Occident à mettre en œuvre les accords de Minsk. Sur Volodymyr Zelensky, il l’a qualifié d’« artiste talentueux » après une vidéo controversée à Kupiansk. Sur l’économie, il a prévu un déficit budgétaire de 1,6 % pour 2026 et une inflation de 5,8 %, malgré des hausses d’impôts. Il a critiqué le gel de 210 milliards d’euros d’avoirs russes comme un « pillage ».

Des délégations russes et ukrainiennes se rendront à Miami pour négocier avec l’administration Trump, mais Poutine insiste pour éliminer les « causes profondes du conflit ».

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