STF annule le cadre temporel pour la démarcation des terres indigènes

La Cour suprême fédérale (STF) a déclaré inconstitutionnel, par 9 voix contre 1, le cadre temporel pour la démarcation des terres indigènes jeudi (18), invalidant la thèse selon laquelle les peuples indigènes n'ont des droits que sur les zones occupées jusqu'en 1988. L'arrêt, rapporté par le ministre Gilmar Mendes, renforce la protection des droits fondamentaux et fixe des délais pour achever les procédures en attente. Le jugement répond à une loi adoptée par le Congrès en réaction à un précédent de 2023.

La Cour suprême fédérale (STF) a conclu jeudi (18 décembre 2025) le procès qui a une nouvelle fois annulé le cadre temporel pour la démarcation des terres indigènes, par 9 voix contre 1. Le rapporteur, ministre Gilmar Mendes, a voté pour invalider la thèse limitant les droits indigènes aux territoires occupés ou contestés le 5 octobre 1988, date de promulgation de la Constitution fédérale. Il a argué que la norme est disproportionnée, impose des preuves impossibles aux communautés sans documentation formelle et ne garantit pas la sécurité juridique en l'appliquant rétroactivement.

Le seul vote dissident est venu du ministre André Mendonça, qui a suivi Mendes dans l'ensemble mais a défendu le maintien du critère temporel pour reconnaître l'occupation traditionnelle, considérant 1988 comme une référence irremplaçable. Les autres ministres, dont Luiz Fux, Alexandre de Moraes, Flávio Dino, Cristiano Zanin, Dias Toffoli et Kassio Nunes Marques (avec réserves), ont suivi le rapporteur. Edson Fachin et Cármen Lúcia ont divergé sur des points comme les indemnisations et les relocalisations de peuples, soulignant que les terres indigènes ont la priorité en raison des liens culturels.

C'est la deuxième fois que la STF rejette le cadre temporel : en septembre 2023, elle l'a déclaré inconstitutionnel par 9-2, sous la rapporteurship de Fachin. En réaction, le Congrès a adopté une loi instaurant la thèse, contestée judiciairement, et le Sénat a approuvé une proposition d'amendement constitutionnel, encore en attente à la Chambre. Les entités indigènes critiquent la mesure pour ignorer les peuples nomades et les expulsions historiques, tandis que l'agro-business défend des limites à l'expansion de la démarcation et la sécurité des propriétaires.

La décision a une portée générale et fixe un délai de 180 jours à l'Union pour achever les procédures en attente. Mendes a validé les activités économiques sur les terres indigènes, comme le tourisme, à condition qu'elles bénéficient à la communauté et préservent la possession, permettant des contrats avec des non-indigènes sous autodétermination. Flávio Dino a suggéré de soumettre au Congrès une proposition de loi basée sur une commission spéciale de la STF. Fachin a souligné le rôle contre-majoritaire de la cour dans la protection des minorités vulnérables : « Cette Cour suprême a agi dans le champ légitime de sa fonction contre-majoritaire, dans la concrétisation de la meilleure exégèse concernant la protection des droits fondamentaux d'une minorité, en l'occurrence les peuples indigènes, historiquement vulnérables. »

Ce que les gens disent

Les discussions sur X concernant la décision 9-1 de la STF annulant le cadre temporel pour la démarcation des terres indigènes montrent des opinions polarisées. Les partisans des droits indigènes, y compris des politiciens comme Marcelo Freixo et Carlos Minc, s'en réjouissent comme d'une victoire pour les protections constitutionnelles, les droits historiques fonciers et la préservation forestière. Les critiques, tels que le sénateur Marcos Rogério et l'analyste Carlos Dias, déplorent la perte de sécurité juridique pour les producteurs et le préjudice économique potentiel pour le Brésil. Les publications à fort engagement reflètent les tensions persistantes entre la défense indigène et les intérêts de l'agro-business.

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