La Cour suprême a déclaré amnistiés les actes de huit personnes condamnées ou poursuivies pour désobéissance et troubles à l'ordre public dans le cadre du Procés indépendantiste catalan. Il s'agit de la première application de la loi par la Haute Cour après l'aval de la Cour constitutionnelle et de la CJUE.
La Cour suprême a accepté d'amnistier quatre membres du Bureau du Parlement de 2019, dont l'ancien président Roger Torrent, Josep Costa, Eusebi Campdepadrós et Adriana Delgado. Ils étaient poursuivis pour avoir autorisé des votes sur l'autodétermination et la censure de la monarchie malgré les avertissements de la Cour constitutionnelle.
La décision concerne également l'ancien maire de Sabadell, Maties Serracant, condamné pour avoir mis à disposition des locaux pour le référendum du 1er octobre 2017. Elle s'applique aussi à trois personnes condamnées pour troubles à l'ordre public lors des manifestations suivant le verdict du Procés en octobre 2019.
La chambre pénale déclare que les faits entrent dans le cadre de la loi d'amnistie promue par le gouvernement de Pedro Sánchez. La cour avait déjà soulevé une question d'inconstitutionnalité, résolue en octobre 2025, et attendait l'arrêt de la CJUE de la semaine dernière.
La Cour constitutionnelle doit examiner le 22 septembre des recours en protection déposés par des dirigeants indépendantistes tels que Jordi Turull concernant des affaires de détournement de fonds toujours en cours.