Des chercheurs de l'Université de Birmingham ont créé un catalyseur à base de pérovskite capable de produire de l'hydrogène à partir d'eau à des températures nettement réduites. Cette avancée pourrait permettre d'utiliser la chaleur résiduelle industrielle pour générer du carburant propre de manière plus abordable que les méthodes actuelles.
Une équipe dirigée par le professeur Yulong Ding a mis au point le matériau pérovskite BNCF, qui décompose l'eau en hydrogène entre 150 et 500 degrés Celsius. La régénération du catalyseur s'effectue entre 700 et 1000 degrés Celsius, soit environ 500 degrés de moins que les systèmes thermochimiques existants. Les résultats, publiés dans l'International Journal of Hydrogen Energy, montrent que le matériau a conservé sa stabilité sur 10 cycles de production. Une analyse économique préliminaire indique que le coût du procédé pourrait être inférieur à celui de l'hydrogène vert issu de l'électrolyse ou de l'hydrogène bleu issu du méthane avec captage de carbone. L'Université de Birmingham a collaboré avec l'Université des sciences et technologies de Pékin sur ce projet. L'entité University of Birmingham Enterprise a déposé un brevet et recherche des partenaires pour une commercialisation au Royaume-Uni et en Europe. Le professeur Ding a souligné que ces températures plus basses pourraient permettre la production d'hydrogène à proximité des sites d'énergie renouvelable et des installations industrielles disposant d'une chaleur résiduelle abondante, réduisant ainsi les besoins en infrastructures de stockage et de transport.