Le Washington Post a supprimé plus de 300 emplois, soit environ un tiers de ses effectifs, entraînant la démission de son directeur de publication et PDG. L'ancien rédacteur en chef exécutif Martin Baron a qualifié cela de destruction auto-infligée de la marque. Ces mesures interviennent dans un contexte de pertes financières et de préoccupations sur l'indépendance éditoriale.
Le Washington Post, acquis par Jeff Bezos pour 250 millions de dollars en 2013, a connu plusieurs vagues de licenciements, la dernière supprimant plus de 300 postes et fermant des bureaux à l'étranger, le service sports, la section livres et des parties du reporting métropolitain. Le directeur de publication et PDG Will Lewis a démissionné peu après, au milieu de rapports faisant état de chaos et de peur dans la rédaction. Martin Baron, l'ancien rédacteur en chef exécutif du journal, a décrit ces changements comme une « destruction de marque auto-infligée quasi instantanée ». Ce média, connu pour avoir révélé le scandale du Watergate et publié les Pentagon Papers, a enregistré une perte d'exploitation de 100 millions de dollars lors de son dernier exercice financier. Le éditorial du Daily Maverick suggère que ces actions pourraient découler de considérations politiques, notant que le Post a été empêché d'endosser Kamala Harris lors de la course à la présidence de 2024. Bezos est resté silencieux pendant une perquisition du FBI au domicile de la reporter Hannah Natanson, qui couvre les fuites sur le gouvernement fédéral et la sécurité nationale. L'article établit des parallèles avec les défis des médias sud-africains, comme ceux d'Independent Media sous Sekunjalo Investments, où la propriété a influencé l'orientation éditoriale. Il met en lumière des tendances plus larges aux États-Unis, y compris le contrôle de la famille Ellison sur CBS et les changements sur la plateforme X d'Elon Musk. Sous Baron, la rédaction est passée à plus de 1 000 employés, mais la dépendance à un propriétaire unique soulève des questions sur la viabilité. L'indice mondial de la liberté de la presse RSF 2025 note un faible indicateur économique pour la liberté de la presse mondiale, soulignant les vulnérabilités des rédactions.