Le président de Conpymes a témoigné jeudi devant le juge Peinado au sujet du soutien financier de son entreprise à la chaire de Begoña Gómez. La défense de l'épouse du Premier ministre a fait appel de la décision de renvoyer l'affaire devant un jury.
José María Torres, président du groupe patronal Conpymes, a reconnu jeudi devant le juge Juan Carlos Peinado que son entreprise Numintec ne finançait qu'une seule chaire, celle de Begoña Gómez à l'université Complutense. Le soutien consistait en 6 000 euros par an pour des bourses d'études dans le cadre du master en Transformation sociale compétitive, un accord conclu des mois avant que Mme Gómez ne participe à la présentation de Conpymes en 2021.
Torres a admis avoir eu de fréquentes réunions avec Mme Gómez, un autre responsable de la chaire et sa conseillère Cristina Álvarez dans des cafés et lors d'événements. Il a précisé que les fonctions d'Álvarez se limitaient à la sécurité et à la communication.
La défense de Begoña Gómez a fait appel devant l'Audiencia Provincial de la décision du juge de procéder à un procès devant jury. L'avocat Antonio Camacho a critiqué le juge Peinado pour avoir reproduit mécaniquement des décisions antérieures sans répondre aux arguments spécifiques concernant l'absence de preuves pour les infractions reprochées.