Dino autorise l'exploitation minière sur les terres Cinta Larga sous contrôle indigène

Le juge de la Cour suprême Flávio Dino a autorisé l'exploration minière sur les terres indigènes Cinta Larga dans le Mato Grosso et Rondônia, à condition qu'elle soit sous contrôle communautaire et respecte les normes environnementales et sociales. Cette décision de précaution, rendue le 3 février, fixe un délai de deux ans au Congrès pour réglementer la question. Cette décision vise à freiner l'exploitation minière illégale et à garantir des bénéfices pour les peuples indigènes.

Dans une décision de précaution rendue mardi (3 février), le juge de la Cour suprême Flávio Dino a autorisé l'exploration minière sur les territoires indigènes Cinta Larga dans le Mato Grosso et Rondônia. Cette autorisation exige un contrôle direct des communautés indigènes et le respect des normes environnementales, sociales et légales, en réponse à une requête déposée en octobre par la Coordination des organisations indigènes Cinta Larga. La plainte soulignait l'inaction du Congrès pour réglementer l'article 231 de la Constitution, qui depuis 1988 exige la participation des indigènes à l'exploitation des ressources minières sur leurs terres. Dino a noté que cette négligence a alimenté l'exploitation minière illégale, les organisations criminelles et la violence dans les zones indigènes, entraînant des dommages environnementaux et l'exclusion économique des peuples autochtones. «Il n'est pas compatible avec la Constitution de maintenir un modèle dans lequel les peuples indigènes ne subissent que les dommages et la violence», a déclaré le juge dans sa décision. Pour briser ce cycle, la Cour suprême a fixé un délai de deux ans au législateur pour adopter une législation spécifique. En cas de non-respect, les règles provisoires de la cour resteront en vigueur. L'exploration est limitée à 1% de la zone délimitée totale, nécessitant une consultation libre, préalable et informée des communautés affectées conformément à la convention 169 de l'Organisation internationale du travail. Les licences environnementales, études d'impact et plans de réhabilitation des zones sont également obligatoires. Les peuples indigènes bénéficieront d'une participation pleine aux résultats économiques, les fonds étant priorisés pour la protection territoriale, la restauration environnementale et des projets en santé, éducation et durabilité. La surveillance sera assurée par des organismes fédéraux incluant Funai, Ibama, l'Agence nationale de l'exploitation minière (ANM) et le Parquet fédéral.

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