Les écologistes proposent un RIC délibératif dans la Constitution

Le groupe écologiste à l'Assemblée nationale présente une proposition de loi pour inscrire un référendum d'initiative citoyenne délibératif dans la Constitution. Portée par la députée Marie Pochon, cette initiative vise à renforcer la participation citoyenne face à la défiance envers les institutions. Elle prévoit une phase de débat avec des citoyens tirés au sort avant la consultation populaire.

Le 12 février, lors de la niche parlementaire du groupe écologiste, la députée Marie Pochon, élue Les Ecologistes dans la Drôme, a soumis une proposition de loi visant à intégrer un référendum d'initiative citoyenne (RIC) délibératif dans la Constitution française. Ce mécanisme diffère du référendum traditionnel par l'ajout d'une étape de discussion encadrée par des citoyens sélectionnés au hasard, inspirée en partie des revendications des « gilets jaunes » pour contrer la méfiance croissante envers les représentants élus.

Le processus tel que décrit commence par la soumission d'une proposition au Conseil constitutionnel par des citoyens. Si celle-ci est jugée conforme, s'engage une période de douze mois pour recueillir des signatures, avec un seuil minimal à définir par une loi organique future. Une fois ce seuil atteint, un organe consultatif composé de citoyens tirés au sort examine le sujet : ils débattent, auditionnent des experts et formulent un avis pour enrichir le débat public, à l'image des conventions citoyennes.

Enfin, le président de la République convoque le référendum dans un délai de trois mois à un an. La proposition étend également cette possibilité à l'échelle locale, où la phase délibérative reste optionnelle. Cette mesure cherche à associer plus étroitement les citoyens au processus législatif, sans toutefois modifier fondamentalement les pouvoirs actuels du Parlement.

Articles connexes

French National Assembly celebrates rejection of censure motions and adoption of 2026 budget amid opposition protests.
Image générée par IA

French National Assembly adopts 2026 budget after rejecting no-confidence motions and months of debate

Rapporté par l'IA Image générée par IA

The French National Assembly on February 2, 2026, rejected two no-confidence motions against Prime Minister Sébastien Lecornu's government, definitively adopting the 2026 finance bill after a four-month saga of intense debates. The compromise text targets a 5% GDP deficit—deemed insufficient by experts—following concessions, three uses of Article 49.3, and opposition criticism, with the bill now headed to the Constitutional Council for review before late promulgation.

Une soixantaine de personnalités politiques, historiens et politologues ont appelé à instaurer la proportionnelle aux élections législatives avant la présidentielle de 2027, dans une tribune publiée dans La Tribune le 8 février. Parmi les signataires figurent l'ancien président François Hollande, les ex-Premières ministres Elisabeth Borne et Bernard Cazeneuve, ainsi que des leaders écologistes et socialistes. Ils estiment que le scrutin majoritaire actuel entrave la démocratie et favorise l'extrême droite.

Rapporté par l'IA

Dans un contexte de recul des ambitions écologiques au niveau national, des mesures environnementales emblématiques deviennent plus consensuelles à l'échelle municipale. À Paris, la candidate Les Républicains Rachida Dati intègre des propositions vertes dans son programme pour les élections des 15 et 22 mars 2026. Cependant, certains sujets demeurent conflictuels.

Dix présidents de régions françaises ont publié une tribune s'opposant à une proposition de loi qui vise à créer une collectivité unique en Alsace, entraînant sa sortie de facto de la région Grand Est. Le texte doit être examiné le 7 avril à l'Assemblée nationale. Les signataires dénoncent une initiative clientéliste répondant aux exigences de l'extrême droite.

Rapporté par l'IA

Le budget 2026 pour la France a été promulgué le 20 février après un parcours exceptionnel, marqué par près de 25 000 amendements et plus de 50 jours de retard. Validé presque intégralement par le Conseil constitutionnel le 19 février, ce texte est considéré comme le plus débattu de l'histoire de la Ve République, avec un résultat jugé décevant par tous les observateurs.

Le gouvernement français, sous Sébastien Lecornu, a instauré un moratoire sur les décisions relatives à la politique de l’eau, priorisant les intérêts de l’agro-industrie. Cette mesure affecte la commission locale de l’eau du bassin de la Vilaine, qui avait adopté un projet de SAGE en mars 2025. Les représentants de l’État devront s’expliquer le 13 mars devant cette instance.

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser