Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête suite à la découverte d'une croix gammée sur la plaque d'entrée d'un centre d'accueil pour femmes en difficulté. Il s'agit du deuxième acte de vandalisme contre ce lieu en six mois. L'association Apafed dénonce une intimidation visant un espace de soutien pour les victimes de violences.
À Bordeaux, le parquet a annoncé le 7 janvier l'ouverture d'une enquête après la découverte d'une croix gammée taguée sur la plaque d'entrée du Centre d'accueil et d'écoute Gisèle-Halimi. Ce centre, géré par l'Association pour l'accueil des femmes en difficulté (Apafed), accueille des femmes et enfants victimes de violences.
Il s'agit du deuxième incident en six mois, le précédent ayant visé la même plaque. L'enquête porte sur « dégradation ou détérioration du bien d'autrui commise en raison de la race, l'ethnie, la nation ou la religion » et a été confiée à la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de la Gironde.
Dans un communiqué, Apafed a déploré : « Six mois après la vandalisation de notre plaque, le Centre d'accueil et d'écoute Gisèle-Halimi a de nouveau été ciblé par des actes de dégradation à caractère raciste et antisémite ». Une plainte a été déposée le mardi précédent.
L'association qualifie ces actes de « graves, haineux et totalement inacceptables » qui « visent à intimider un lieu de protection, d'écoute et de soutien dédié aux femmes et aux enfants victimes de violences ». Cet événement souligne les tensions persistantes autour des lieux d'aide aux victimes, dans un contexte de montée des actes haineux en France.