Le conflit entre Israël et l'Iran affecte l'Éthiopie par le biais des marchés mondiaux, des devises et des chaînes d'approvisionnement. Alors que l'Éthiopie importe la totalité de son carburant, la hausse des prix du pétrole pèse sur les réserves de dollars et sur les budgets des ménages. En conséquence, les coûts quotidiens liés au transport et à l'alimentation sont en augmentation.
La montée des tensions entre Israël et l'Iran fait grimper les prix du carburant en Éthiopie, pays qui importe la totalité de ses produits pétroliers. Cela entraîne une hausse des coûts de transport, affectant notamment les taxis, l'acheminement des produits agricoles vers les marchés et le transport aérien. Les longues files d'attente dans les stations-service se traduisent par une perte de temps et de revenus pour les chauffeurs et les commerçants. Les coûts des engrais augmentent, incitant les agriculteurs à réduire leurs achats, ce qui réduira les rendements des cultures et fera grimper le prix des denrées alimentaires ultérieurement. Les envois de fonds des Éthiopiens résidant au Moyen-Orient sont menacés, le conflit perturbant les emplois et les déplacements. Ces pressions surviennent dans un contexte marqué par les efforts de restructuration de la dette éthiopienne, les pénuries de devises étrangères et les tensions budgétaires. Si les exportateurs de pétrole et les négociants peuvent tirer profit de cette volatilité, la plupart des Éthiopiens font face à une hausse des coûts avec des revenus stagnants, ce qui contraint les ménages à des ajustements.