Un recours en nullité a été déposé devant la Chambre plénière du Conseil d'État contre l'article 35 du décret 2520 de 1993, qui établit les statuts de la Banque de la République. Cet article impose la présence du ministre des Finances pour que le conseil d'administration puisse siéger. La plainte soutient qu'il contrevient aux articles 371 et 372 de la Constitution politique.
La plainte, déposée devant la Chambre plénière du Conseil d'État, conteste l'article 35 des statuts de la Banque de la République, tels que définis par le décret 2520 de 1993. Cette disposition définit le quorum et le système de vote, stipulant que "le conseil d'administration ne peut se réunir, délibérer et décider qu'avec la présence d'au moins cinq de ses membres, dont l'un doit être le ministre des Finances et du Crédit public, qui préside la séance". Les plaignants soutiennent qu'elle est inconstitutionnelle et viole les articles 371 et 372 de la Constitution. L'article 371 accorde à la Banque une autonomie technique, administrative et financière, coordonnée avec la politique économique générale. L'article 372 dispose que les membres du conseil représentent exclusivement l'intérêt de la Nation, sans se subordonner à des politiques contraires. La plainte soutient que l'exigence de présence du ministre confère au gouvernement un droit de veto de facto sur les décisions du conseil, empêchant ainsi les codirecteurs de remplir leur mandat constitutionnel. Cette démarche intervient dans un climat d'incertitude : le ministre des Finances Germán Ávila s'est retiré de la dernière session du conseil, soulevant des questions quant à sa participation à la réunion d'avril et sur la capacité des codirecteurs à siéger en son absence.